Cameroun - Affaire Eyoum Lydienne: Les faits de la cause

Courant 2008, Me Eyoum défère à une convocation du Procureur de la République près du Tgi du Wouri. Courant 2008, Me Eyoum défère à une convocation du Procureur de la République près du Tgi du Wouri.

Eyoum lydienne lne 002 thn 475

Elle est sommée de restituer le reliquat des causes, objet de la saisie du 13 juillet 2004, sous peine de poursuites judiciaires. Montant du reliquat indûment retenu par l'avocate, selon le procureur de la République, 1,070 milliard de FCFA. L'avocate estime n'avoir de compte à rendre qu'à son client, l'Etat du Cameroun. Ce d'autant plus que, rappelle-t-elle, c'est le même Etat qui l'a autorisée à se faire payer ses honoraires et autres frais sur partie des fonds par elle recouvrés. Ces fonds qu'elle détenait sur instructions du Sg du Minefi, Engoulou. Il s'agit en fait des 2,155 milliards de FCFA représentant les intérêts du Cameroun issus du différentiel d'une créance, totale de 5, 333 milliards de FCFA due par la Sgbc à l'Etat et dont le principal, soit 3, 615 milliards de FCFA avait déjà été payé. Les négociations qui débouchent sur le paiement de ce principal s'engagent entre le Minefi représenté par Me Mbiam et la Sgbc.

Akame Mfoumou fait court-circuiter Me Eyoum. Me Mbiam qui avait été partie prenante de l'accord perçoit les 354,850 millions de FCFA d'honoraires payés par la Sgbc. Les 2,155 mil¬liards d'intérêts sont abandonnés sur la base d'un «règlement amiable et définitif». Akame Mfoumou parti, c'est Meva Meboutou qui hérite du dossier. Le nouveau Minefi dénonce le «règlement amiable et définitif» intervenu entre son prédécesseur et la Sgbc en instruisant son secrétaire général Engoulou de rouvrir le dossier. Le 15 juillet 2004, Me Eyoum fait une nouvelle saisie attribution de créances sur les avoirs de la Sgbc à la Beac Douala pour le paiement de ladite somme.

Le 21 décembre 2004, la Beac paye les 2,155 milliards de FCFA. Elle décide de retenir une partie des fonds recouvrés. Elle est confortée dans cette option par la correspondance n° 014 Minefi/Cab/Mindel/B du 23 décembre 2004 du Ministre délégué aux Finances chargé du budget. Correspondance dans laquelle Henri Engoulou demande à l'avocate de «bien vouloir virer la moitié de la somme en cause dans le compte n° 41 000 ouvert dans les livres de la Beac au profit du Trésor public». Me Eyoum s'exécute et retient par devers elle l'autre moitié. C'est pour proposer une solution définitive à ce problème d'honoraires non payés à l'avocate que, le 15 janvier 2005, à la suite des instructions du Mindel Engoulou à Me Eyoum, Abah Abah, le nouveau Minefi, adresse une correspondance aux services du Premier Ministre. Il y propose une répartition des sommes recouvrées par Me Eyoum. Polycarpe Abah Abah dit rester attentif aux hautes instructions» de la hiérarchie. Il ne recevra jamais ces hautes instructions» jusqu'à son inculpation dans un dossier où les témoins de l'accusation ne l'accusent pas.

© EVARISTE MENOUNGA | Mutations

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