Cameroun - 6 Novembre 1982 - 6 Novembre 2013 - Paul Biya: Une détermination intacte !

Il y a 31 ans, jour pour jour, Paul Biya prenait en main les destinées du Cameroun. Il succédait ainsi à Ahmadou Ahidjo, premier président de la République qui, deux jours auparavant, avait annoncé sa démission.

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A l’occasion de cet anniversaire, Cameroon Tribune sacrifie à la tradition qui veut qu’en pareille circonstance on s’arrête, non seulement pour évaluer le chemin parcouru, mais aussi pour sonder l’avenir. 31 ans après l’avènement du Renouveau national, le 6 novembre 1982, un constat s’impose : l’évolution du Cameroun sous la conduite du président Paul Biya n’a pas été un long fleuve tranquille. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement, quand on sait que la vie de toute société humaine est, de tout temps, jalonnée de hauts et de bas. De nombreuses catastrophes dont celles de Nyos, de Nsam, des tensions sociales générées par deux décennies de crise économique, les atteintes à l’intégrité du territoire national et aux institutions de la République… ont profondément meurtri les Camerounais. Leur imposant parfois l’épreuve des larmes et du sang. Malgré ces évènements douloureux dont certains étaient de nature à déstabiliser le pays et à compromettre son avenir, les Camerounais ont toujours su transcender leurs divergences.

Pour privilégier l’ « essentiel », à savoir : la paix et l’unité nationale. Au point de faire du Cameroun une exception en Afrique en matière de stabilité des institutions. C’est cette paix et cette stabilité jalousement préservées qui ont du reste permis au président de la République, Paul Biya de continuer à travailler avec acharnement à l’édification d’un pays plus fort, plus uni et plus solidaire. L’on se souvient d’ailleurs que dans une interview accordée au journaliste français Yves Mourousi, de regrettée mémoire, le 21 juillet 1990, Paul Biya déclarait : « Je voudrais que l’histoire retienne de moi l’image de l’homme qui a apporté à son pays la démocratie et la prospérité. » Un projet de société qu’il s’efforce de mettre en œuvre. La démocratie avance Si l’on peut se permettre un bilan, il apparaît clairement que la démocratie est devenue une réalité palpable au Cameroun.

Grâce à l’homme du 6 novembre 1982, les lois d’exception ont été abolies, les libertés consacrées, le multipartisme restauré… La loi fondamentale a été modifiée pour l’adapter à la nouvelle donne politique. Ce qui a permis de mettre sur pied de nouvelles institutions qui renforcent l’Etat de droit : Chambre des comptes, Sénat et bientôt le Conseil constitutionnel. Au plan administratif, la décentralisation que la majorité des Camerounais appelaient de tous leurs vœux pour rendre les collectivités territoriales décentralisées plus efficientes est sur les rails. Les élections jadis organisées par le gouvernement et qui étaient constamment à l’origine de profondes divisions entre Camerounais ont été confiées à Elections Cameroon (Elecam), un organe indépendant qui s’efforce de les rendre de plus en plus transparentes, avec notamment l’introduction de la biométrie dans les opérations d’inscription. Quant au retour à la prospérité, le président de la République ne s’est pas contenté d’en baliser la voie.

En effet, après deux décennies de lutte acharnée contre la crise économique, le Cameroun a réussi à atteindre successivement le point de décision, puis le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Afin de capitaliser ces acquis, le chef de l’Etat pour qui l’amélioration du bien-être de ses compatriotes est un souci permanent, a mis sur pied la politique des Grandes Ambitions. Il l’a transformée par la suite en Grandes Réalisations qui se concrétisent sur le terrain par la construction du port en eau profonde de Kribi, de nombreux barrages hydro-électriques, la gestion de préalables à la construction d’autoroutes… avec en ligne de mire la transformation du Cameroun en pays émergent à l’Horizon 2035. La fortune publique préservée Le combat pour la démocratie et la prospérité n’a fort heureusement pas éclipsé la volonté d’instaurer au Cameroun la rigueur dans la gestion et la moralisation des comportements qui sont les fondements du Renouveau national.

En effet, Paul Biya, tel un navigateur intrépide qui maintient le cap malgré les vents contraires, n’entend pas baisser les bras tant que les délinquants en col blanc ne mettront pas un terme à leur sale besogne. Comme l’atteste la réactivation et la mise sur pied de nombreuses institutions de lutte contre la corruption et les atteintes à la fortune publique : Contrôle supérieur de l’Etat, Commission nationale anti- corruption (CONAC), Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Chambre des comptes, Tribunal criminel spécial (TCS), cellules de lutte anti-corruption des ministères… Au total, 31 ans après son accession à la magistrature suprême, la détermination de Paul Biya à conduire le bateau Cameroun vers des rivages toujours plus ensoleillés est demeurée intacte.

Elle se poursuit allègrement, malgré quelques couacs. Dans sa lettre aux Camerounais le 3 novembre 2009, à l’occasion du 27e anniversaire du Renouveau national, il le relevait clairement en ces termes : « Je poursuivrai plus ardemment la bataille de l’amélioration des conditions de vie, la justice sociale et la lutte contre la pauvreté (…) Je veillerai de plus près à la mise en œuvre des grands chantiers identifiés (…) J’irai jusqu’au bout dans la recherche des solutions au douloureux problème de l’emploi des jeunes (…) J’irai jusqu’au bout dans la normalisation des comportements, la lutte contre la corruption , le détournement des biens publics. » A méditer.

YAOUNDE - 06 NOV. 2013 © BADJANG ba NKEN | Cameroon Tribune

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