Cameroun: 19 jours après… Le prêtre enlevé toujours introuvable

Les recherches s’intensifient entre le Cameroun et le Nigéria, mais l’on est toujours sans nouvelle du curé français Gorges Vandenbusch.

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Recherches en silence. Après plusieurs jours de recherches doublées de tractations, Français, Camerounais et Nigérians n’ont plus de répit. Sur le terrain à l’Extrême-Nord, la zone de l’enlèvement est déjà passée au peigne fin jusqu’à la frontière avec le Nigéria. Les forces de sécurités vont et viennent de part et d’autre. «Des personnes susceptibles d’aider les enquêteurs à retrouver des pistes ont été contactées et interrogées. Les recherches se poursuivent», a confié un responsable de la sécurité en poste dans le Mayo Tsanaga.

Au lendemain de l’enlèvement du prêtre français par une bande armée dans la nuit du 13 au 14 novembre, des dignitaires traditionnels ont fait appel à leurs contacts du côté du Nigéria. Rien n’a véritablement encore filtré de ces tractations dont les closes serait le payement d’une rançon. « Une forte délégation constituée de chefs traditionnels du département du Mayo Tsanaga s’est rendue du côté du Nigéria pour discuter de la libération du prêtre avec des intermédiaires de Boko Haram », a indiqué récemment au Messager une source introcduite.

Pour le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, les recherches se poursuivent pour retrouver sain et sauf l’otage dont on est toujours sans nouvelle voici bientôt 20 jours. Et si l’on s’en tient aux informations persistantes relayées par des sites d’informations français et nigérians, l’abbé Georges Vandenbeusch serait aux mains des moudjahidines de Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad. C’est le nom arabe de la branche nigériane de la secte islamique Boko Haram. Les munitions retrouvées sur le chemin emprunté par les ravisseurs confortent cette thèse.

L’autre indice avancé par les enquêteurs est le moyen de locomotion emprunté par les ravisseurs. « Pour l’essentiel de leurs incursions au Cameroun et à la frontière, ils sont venus et sont repartis à bord de moto. Cet engin est pour eux un moyen de locomotion efficace», explique-t-on. D’après la même source, il « y a de quoi être optimiste ». Rançon ou pas rançon ? Rien n’est moins sur. 

 © Salomon KANKILI | Le Messager

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