BOKO HARAM VEUT ATTAQUER LA PRISON DE MAROUA

Prison maroua090514300Dans une correspondance adressée au gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, les islamistes ont indiqué qu’ils viennent libérer leurs partisans qui y sont détenus.

Dans une lettre adressée au gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, les dirigeants islamistes de la secte Boko Haram ont indiqué vouloir attaquer dans les prochains jours la prison centrale de Maroua. L’objectif d’après eux, est de libérer leurs partisans qui y sont détenus depuis plusieurs semaines.

Menace prise au sérieux par les autorités de la région de de l’Extrême-Nord. Mercredi et jeudi derniers, les forces de défense et des éléments des forces spéciales ont été déployés autour de la prison centrale de Maroua. D’après un responsable du pénitencier qui a requis l’anonymat, c’est aux environs de 16 qu les éléments de l’armée de terre, du Bir et des gendarmes ont été déployés autour de la prison.

« Nous avons appris cette information. Tout le monde croyait que c’était une simple rumeur, mais la présence des forces de défense ici à la prison centrale vient confirmer cette rumeur », a déclaré notre informateur. Dans un arrêté du 07 mai 2014, Awa Foka Augustine, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, règlemente la circulation des motos dans les chefs-lieux de département et de la région ainsi que dans les zones rurales.

La circulation des motos est interdite entre 19h et 05h du matin (22h à 5h du matin pour les chefs-lieux de département et de la région). Ne sont pas concernés par l’arrêté du gouverneur, le personnel médical, les forces de défense et de l’ordre. Il instaure dans la région une sorte de couvre-feu.

Hier, les bus de transport en commun ont repris la route de Kousseri après trois jours d(interdiction de sortie et d’entrée dans le chef-lieu du departement du Logone et Chari. Les forcées de défense, elles, sont encore visibles dans les artères de Kousseri. Le marché central de la ville a rouvert ses portes après sa fermeture forcée par les commerçants qui craignaient pour leur sécurité. Des habitants de Kousseri sont auditionnés depuis mardi par les forces de défense.

© Le Jour : Adolarc Lamissia

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau