Banditisme: Vol d’une moto de la police à Yaoundé

Un jeune Camerounais dont l’identité n’a pas encore été révélée a réussi à disparaître avec la motocyclette de la police nationale. Le larron qui se présentait comme étant un laveur, pour mûrir son projet a intégré une laverie de la place située aux environs de l’Ecole de Police. C’est ainsi qu’au fil des jours, ce dernier a sympathisé avec un cadre de la prestigieuse école qui venait chaque fois pour faire astiquer sa moto. Impressionné par la qualité du service, le policier a tôt fait d’adopter le laveur en lui accordant une confiance sans limite. Hier matin aux environs de 8 heures d’après nos informateurs, le jeune homme débarque au bureau de son ami flic.

Le maître des lieux dans un premier temps, pense que son visiteur veut juste le saluer. Mais celui-ci lui fait comprendre qu’il est venu chercher la motocyclette pour l’entretien. L’officier de police sachant bien que son engin ne porte aucune souillure, il remet quand même les clés au laveur puis c’est le début d’une longue attente. Quelques minutes plus tard l’homme en tenue inquiet, appelle son copain. La réponse de son interlocuteur le rassure, puisque le petit lui dit que vers 9 heures 30 minutes le propriétaire pourrait récupérer sa moto. Les minutes s’égrènent et l’angoisse monte dans le cœur du sbire.

Il décide d’exercer la pression sur le laveur en multipliant les appels. A un moment, ces appels butent sur le répondeur. Las d’attendre le flic fonce vers la laverie, pas l’ombre d’une moto. Mais grande est sa surprise, lorsqu’on lui apprend que le jeune à qui la bécane a été remise n’autre qu’un voleur. Bouleversé par cette information, le policier alerte tous les commissariats et les postes de police de la cité aux sept collines. Ceux-ci se mettent ardemment à la recherche du brigand. Pendant ce temps, le voleur de moto fait le tour de la ville. Se sentant comme un poisson dans l’eau, la fripouille s’offre un passage au niveau de la Poste centrale.

Les policiers chargés de régler la circulation reconnaissent la moto puis interpellent le conducteur. Tel un rat palmiste, monsieur x prend la route de Mvan. En raison d’une panne sèche ses poursuivants réussissent à le rattraper. La correction corporelle peut commencer. Les sbires introduisent des chiffons dans sa bouche et se mettent à le bastonner copieusement.

Le malfaiteur interrogé, déclare qu’il appartient à une organisation de malfaiteurs basée au quartier Mvan. Là-bas tous les engins volés par le gang, sont immédiatement démontées et les pièces vendues au marché noir. Il précise même que la moto volée a été proposée à des acheteurs, en dépit des attributs de la Sûreté Nationale dont la plaque d’immatriculation.

© Lucien EMBOM : Cameroon-Info.Net

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau