Au Tribunal: Inoni Ephraim, Atangana Mebara et Otele Essomba plaident non coupables

Les prévenus plaident non coupable dans l'Affaire

Atangana Mebara/Inoni On n’est pas loin de 11h lorsque le mini-bus ayant à son bord Ephraïm Inoni, Jean-Marie Atangana Mebara et Hubert Otélé Essomba se fraye un chemin vers la sortie du Tribunal criminel spécial. Le tout sous bonne escorte militaire et sous le regard de nombreux membres des familles et de curieux. Les trois hommes, accusés de détournement de deniers publics en coaction, viennent de comparaître pour la première fois devant le tribunal. Certains ont l’air perdu, d’autres sont soulagés que le procès soit ouvert. « On va enfin pouvoir faire la vérité sur cette affaire», lance l’un d’entre eux.

Dans la foule, une dizaine de chefs traditionnels très attentifs. Présents sur les lieux dès 7h, bien avant le début de l’audience annoncée pour 9h, ils sont venus assister au procès de leur homologue, l’ancien Premier ministre Ephraïm Inoni. Ce dernier occupait les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République au moment des faits qui lui sont reprochés. Et la salle d’audience va d’ailleurs très vite se révéler étroite pour contenir tout le monde qui a fait le déplacement. A l’arrivée des accusés, vers 9h30, c’est un peu le branle-bras dans la salle.

A la question de savoir s’il plaide coupable ou non, Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secrétaire général de la présidence de la République, précise : « Je n’ai rien retenu frauduleusement. Je plaide non coupable ». Idem pour Hubert Otele Essomba, administrateur de société, qui reprend le président du tribunal, Yap Abdou, quand celui-ci annonce qu’il est poursuivi pour le détournement de 287 millions et de 1,4 milliard de F. « J’ai été renvoyé pour un seul chef d’inculpation. Celui qui concerne les marchés de 287 millions.

J’apprends à l’instant pour le milliard de F », déclare-t-il. Erreur de lecture, rectifie le juge. Quant à l’ancien PM, s’il plaide aussi non coupable, il a tenu à faire une demande au tribunal : « Pour l’Histoire et la bonne compréhension, je vous prie de prévoir un interprète professionnel dans les deux langues officielles pour la prochaine audience». Observation notée par le juge qui a suspendu la cause jusqu’au 06 mars prochain pour production de la liste des témoins des différentes parties.

© Josiane R. MATIA | Cameroon Tribune

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