Assemblée nationale: Pas de bureau avant l'investiture des candidats au Sénat

De l'avis de plusieurs élus de la nation, l'élection de l'instance ne pourra se tenir qu'en fin de semaine dans le meilleur des cas, ou la semaine prochaine dans le pire des cas.

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Lundi dernier, le parlement camerounais a fait sa rentrée pour le compte de l'année législative 2013. La première session ordinaire est donc en cours depuis le 11 mars dernier. Depuis ce jour, le babillard informant sur les activités de l'auguste chambre demeure muet. Pas d'activités en vue. Sénatoriales obligent, alors que l'on attend l'élection du bureau devant présider aux destinées de l'Assemblée nationale le long de l'année. «Ce sera après le 14 (mars: NDLR)», déclare sans l'ombre d'un doute, Sali Dairou, Député RDPC du Diamaré centre. Et ce n'est pas Martin Oyono qui le contredira. Le Député RDPC de l'Océan affirme que «ce sera la semaine prochaine seulement.»

Or, le souhait de certains, c'est «la mise sur pied du bureau», précise t-on. Sauf qu'il ne sera pas exaucé dans l'immédiat. L'heure étant à l'investiture des candidats du RDPC pour l'élection des Sénateurs. «On va d'abord investir les candidats à l'élection sénatoriale. On doit savoir qui ira au Sénat et qui va rester à l'Assemblée», précise Sali Dairou. Ce qui reste aussi méconnu, c'est la position exacte du Pan. «Sa candidature ici ne pose pas de problème. Il peut être élu et démissionne plus tard», soutient cette source sous anonymat.

En attendant, le doyen d'âge est monté au créneau lundi dernier pour passer en revu les problèmes qui minent la société camerounaise depuis peu et auxquels le gouvernement doit apporter des solutions. Coupures d'eau et d'électricité, crimes de Mimboman, homosexualité, ... voilà pourquoi il a demandé au gouvernement, presqu'au complet ce jour là, de ne pas céder aux pressions étrangères et requiert la mise sur pied d'un code de la famille pour trancher clairement sur cette question.

Une attente que formule aussi Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, porte-parole des Députés UDC. «Le temps qu'il nous reste est si précieux que nous devons nous attendre à ce que des textes d'importance qui n'ont pas pu être soumis à l'Assemblée nationale le soient. Nous pensons à la révision de la Constitution, au Code de la famille, aux différentes mesures d'ordre social et économique qui s'imposent».

© Olive Atangana | L'Actu

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