Arrestation, puis Libération du Journaliste Guibai Gaitama: Le Communiqué de presse du SNJC

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Notre confrère Guibai Gaitama, directeur de publication de l’hebdomadaire régional l’œil du Sahel, enlevé vendredi en fin d’après-midi dans un restaurant de Yaoundé par des hommes en civil se présentant comme des gendarmes, a été libéré quelques heures plus tard.

Au secrétariat d’Etat à la Défense (SED) en charge de la gendarmerie, où il avait été conduit, d’autres confrères informés s’y sont précipités et ont mis la pression sur les responsables de cette administration. C’est grâce à cette mobilisation que Guibai Gatama a recouvré la liberté.

Une dérive de plus ; une dérive de trop ! Tout en se félicitant de ce dénouement, et en saluant cet élan de solidarité, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) ne manque pas de s’inquiéter quant à cette autre manœuvre ourdie contre la liberté de presse dans le pays.

Il appelle les autorités à s’abstenir, dorénavant, de tout acte d’intimidation ou de maltraitance contre des journalistes, parfois, comme ce fut le cas de Guibai Gatama, enlevés en plein jour sans que la moindre procédure judiciaire contre eux leur ait été signifiée, ou la moindre convocation adressée à ces présumés innocents.

Ces pratiques, loin de rassurer, créent un climat d’insécurité généralisée au sein de la corporation et donnent du Cameroun, à l’intérieur et au-delà, une image de pays dangereux pour l’exercice de la profession de journaliste.

Félix Cyriaque Ebolé Bola

Journaliste-Yaoundé Président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC)

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