APRÈS LE RAPT DE SON ÉPOUSE : LA NOUVELLE VIE D’AMADOU AL

Amadou ali030911300 1A la suite des événements de Kolofata, le vice-Premier ministre, ministre délégué à la présidence en charge des Relations avec le Parlement, se fait de moins en moins visible. Même pas dans son village natal.

Il n’avait plus apparu en public depuis la fête du Ramadan, à Maroua. A l’occasion de l’Aïd-el-Kebir, le 4 octobre, le vice-Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement a été aperçu au complexe de la mosquée de Tsinga, à Yaoundé, aux côtés du ministre de la Communication, Issa Tchiroma et du ministre chargé de missions à la présidence de la République, Philippe Mbarga Mboa, représentant personnel du chef de l’Etat. En soirée, l’ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux, n’a pas offert, comme à l’accoutumée, de banquet à son domicile du quartier Bastos.

Il faut dire qu’Amadou Ali a perdu le sommeil depuis l’enlèvement de l’épouse par les hommes de la secte islamiste nigériane Boko Haram. On l’a dit dans un état de prostration, en proie à une crise de nerfs permanente. Comment pouvait-il en être autrement, depuis les événements dramatiques de Kolofata au cours desquels sa moitié, née Françoise-Agnès Moukouri, a été kidnappée et quelques membres de la famille tués, à l’instar de son petit-frère. Surtout que, apprend-on, les preneurs d’otages du 27 juillet exigent, du vice-Premier ministre, pas moins de 200 millions de francs Cfa en vue de la libération des 9 otages.

Ces exigences, a-t-on appris de sources locales introduites, ont été transmises à l’intéressé il y a quelques semaines déjà, à travers des réseaux habituels d’entremetteurs. Lesdites sources parlent de «conditions non négociables», qui s’ajoutent à la sommation faite à l’ancien ministre de la Défense de démissionner du gouvernement, tel que rapportée par les médias locaux. Ainsi, le vice-Pm se retrouve face à des exigences fermes et difficiles à tenir. Il s’en serait d’ailleurs, sur la deuxième condition des kidnappeurs et selon des sources introduites, ouvert au président Biya qui l’en aurait dissuadé.

 «Monsieur Amadou Ali vit reclus en sa somptueuse résidence de Bastos, en attendant l’ouverture des sessions ordinaires du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) en novembre prochain», soutient dans son proche entourage. A l’observation, son attitude pousse à penser qu’il craindrait pour sa vie et celle de ses proches, encore en liberté. Par conséquent, tout nécessiteux qui converge vers la résidence de l’illustre personnalité est perçu comme une menace. On a pu le noter samedi dernier, lorsque des indigents n’ont pu avoir droit aux aides multiformes ni à l’impressionnant festin que le maître des lieux offre généralement en pareille circonstance.

© Source : La Météo

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