APRÈS LA GRÂCE PRÉSIDENTIELLE… ONDO NDONG DIT MERCI À PAUL BIYA ET EN REDEMANDE ENCORE -

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Après la grâce présidentielle… Ondo Ndong dit merci et en redemande encore L’ex directeur général du Fonds spécial d’intervention et d’équipement intercommunal (Feicom), Emmanuel Gérard Ondo Ndong, souhaite que la porte ainsi ouverte ne se referme pas. Le président de la République a procédé le 18 février dernier, à la réduction des peines pour certains détenus de nos prisons. Le décret n°2014/058 du 18 février 2014 portant commutation et remises de peines, ne concerne que les personnes définitivement condamnées. Dans la foulée, Paul Biya a inclu les détenus pour détournement des deniers publics. Une véritable révolution selon Sa Majesté Emmanuel Gérard Ondo Ndong, l’ex-directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). «Mesures historiques, sans aucun doute, puisque pour la première fois vous avez étendu votre mansuétude et humanisme légendaires aux personnes condamnées par notre Justice à des peines d’emprisonnement pour détournement de deniers publics. Monsieur le président, je suis bénéficiaire de votre mesure de clémence et je profite de l’occasion qui m’est offerte pour vous dire ma très profonde gratitude ainsi que celle de toute ma famille», écrit le chef supérieur d’Assandjick du fond de sa cellule logée au secrétariat d’Etat à la défense (Sed).

C’est d’ailleurs, jusqu’ici, le seul détenu ayant clairement dit sa gratitude au chef de l’Etat. Bien qu’il ait encore 12 ans à passer derrière les barreaux, il se réjouit que la mesure présidentielle vienne lui donner une lueur d’espoir. «J’émets le vœu, que la porte ainsi ouverte ne se referme plus, et que cette mesure d’apaisement saluée à sa juste valeur par de nombreuses familles et par les concernés se renouvelle lorsque vous aurez à exercer, une fois de plus, votre droit régalien en la matière» supplie l’ex-Dg du Feicom qui continue contre vents et marrées à dire son attachement et son indéfectible loyauté au président de la République dont le pouvoir selon lui, émane de Dieu.

Soutien sans faille

Du fond de sa cellule, Emmanuel Gérard Ondo Ndong avait déjà fait une première déclaration, pendant la campagne pour le compte du double scrutin législatif et municipal du 30 septembre dernier, pour exhorter ses compatriotes à voter pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc), «afin de permettre au chef de l’Etat de mener à bien sa politique des grandes réalisations». Malgré les menaces venant de ses codétenus, il pense dure comme fer qu’il ne doit s’en prendre à personne, surtout pas au président de la République. «Ce qui m’arrive fait partie des plans de Dieu en qui je crois fermement», soutient-il.

Joseph Flavien KANKEU

L’intégralité de la déclaration

Monsieur le Président de la République,

Vous avez rehaussé, par votre présence, et celle de votre épouse, Madame Chantal Biya, Première Dame, l’éclat des cérémonies marquant la célébration du 50e anniversaire de la Réunification de notre cher et beau pays à Buea. J’ai suivi avec une attention particulière votre discours qui va, sans conteste, grâce à la profondeur de son message, renforcer encore davantage l’unité nationale de notre pays qui constitue la pierre angulaire de la grande œuvre de construction nationale que vous menez avec tant de bonheur à la tête de l’Etat.

Outre les vertus d’unité nationale, la célébration du 50e anniversaire de la Réunification, a permis à mon humble avis, de mettre en exergue d’autres valeurs, notamment la paix, l’humanisme et la tolérance auxquelles vous êtes profondément attaché et que vous avez en partage avec l’ensemble du peuple camerounais. C’est sous ce prisme que je situe les mesures historiques que vous venez de prendre à travers les dispositions de l’important décret n°2014/058 du 18 février 2014 portant commutation et remises de peines accordées à certaines personnes définitivement condamnées. Mesures historiques, sans aucun doute, puisque pour la première fois vous avez étendu votre mansuétude et humanisme légendaires aux personnes condamnées par notre justice à des peines d’emprisonnement pour détournement de deniers publics.

Monsieur le président, je suis bénéficiaire de votre mesure de clémence et je profite de l’occasion qui m’est offerte pour vous dire ma très profonde gratitude ainsi que celle de toute ma famille. En effet, le 17 décembre 2013, j’ai été lourdement condamné par la Cour suprême à 30 ans de prison, cette décision présidentielle fait passer ma condamnation de 30 ans à 20 ans, ce qui représente une réduction de 10 ans. Je suis entièrement bénéficiaire de cette remise de peine présidentielle. Une telle réduction substantielle, à mon humble avis, donne du baume au cœur à tous les membres de ma famille et à moi-même.

C’est pourquoi, je tiens dans la solennité, à exprimer au nom de ma famille et à mon nom propre mes vifs remerciements, ma gratitude et ma reconnaissance historique à son excellence monsieur Paul Biya, président de la République et Chef de l’Etat. J’émets le vœu, que la porte ainsi ouverte ne se referme plus, et que cette mesure d’apaisement saluée à sa juste valeur par de nombreuses familles et par les concernés se renouvelle lorsque vous aurez à exercer, une fois de plus, votre droit régalien en la matière. Une fois de plus, je voudrais dire, haut et fort, merci à monsieur le président de la République, je souhaite que Dieu Tout Puissant vous garde et vous conduise dans la sécurité, en comblant tous les membres de votre famille et vous-même de toutes sortes de bénédictions.

Fait à Yaoundé, le 20 février 2014

Source Camerbe

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