AMA TUTU MUNA NÉGOCIE SA SORTIE DU GOUVERNEMENT

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La ministre des Arts et de la Culture aurait saisi Paul Biya à plusieurs reprises et via plusieurs canaux afin de solliciter une sortie en douce du gouvernement. Son absence prolongée depuis quelques temps au pays et ses multiples mouvements dans des salons feutrés de la République font état de ce que la ministre des Arts et de la Culture négocie pour qu’elle soit déchargée de son poste ministériel.

Elle serait en partance pour les Nations Unies où elle souhaite aussi bénéficier du soutien diplomatique du gouvernement. L’on évoque qu’elle aurait postulé pour un poste à la Division de la communication du Secrétariat Général de l’Onu. Si ce vœu venait à se réaliser, Ama Tutu, comme un «rat» serait entrain de quitter le navire avant le naufrage. Car la fille cadette de la grande famille Muna aurait accumulé des casseroles dont les bruits ont été par les plus retentissants sous le Renouveau.

Elle aurait alors du mal à regarder en face certains de ses collaborateurs du fait de ses méthodes managériales peu orthodoxes. Depuis son arrivée à la tête de ce département ministériel, son règne aurait été meublé d’intrigues, de coups bas et de promotions rébarbatives. L’on en veut pour preuve la question de la Cmc qui, jusqu’à présent continue de jouer les prolongations la Cour suprême. Récidiviste, on la reconnait ainsi au vu de son refus de se plier à une décision de justice.

Certains de ses proches se seraient octroyés des pouvoirs et racontent à qui veut les entendre qu’ils jouissent de la couverture de Mme Ama Tutu Muna. Àussi bien à la Direction des affaires générales qu’au Secrétariat particulier, il serait difficile de dire exactement qui fait quoi. Car c’est chacun qui s’autoproclame ministre bis. Chaque évènement organisé, est une occasion de se faire plein les poches avec les surfacturations, les marchés fictifs et les grés à gré auraient élu domicile de ce côté. Dans la suite de griefs, on cite de manière éparse, la gestion calamiteuse du compte d’affectation spéciale, la création de la Socam (Société camerounaise de l’art musical) par des tournures alambiquées. L’intention était selon certains observateurs d’effacer les traces de Léopold Ferdinand Oyono, et de couper les têtes de tout ce qui lui sont restés fidèles.

Pourtant d’aucuns estiment que lors de son passage discret au Secrétariat général du ministère du Commerce, elle se serait illustré par une exemplarité qui aujourd’hui est sujette à débat. Aujourd’hui, d’où vient-il alors qu’on l’annonce engluée dans des histoires peu ordinaires. Le clou de ce chapelet serait alors, les 305 millions Fcfa alloués par le Chef de l’état Paul Biya comme prime de bonne séparation aux artistes de l’ensemble national. C’est avec un sourire aux lèvres que Francis Kinguè, chef de l’Orchestre national nous racontait comment est-ce qu’il entendait gérer les 5 millions a lui remis au Ministère des Arts et de Culture. Une semaine plus tôt, l’artiste dénonçait avec amertume l’attitude de la Minacult, Ama Tutu Muna vis-à-vis de ce dossier dont le traitement aurait été déclenché depuis le mois de Juin 2012. Ce n’est qu’au moment de payer que l’on se rend compte qu’il y aurait des intrus parmi les bénéficiaires ? S’interroge t-il .le jour de la présentation des vœux au Chef de l’état, rendez vous avait été donné à 8h, ce n’est qu’aux environs de 17h30 minutes que la ministre est arrivée avant de renvoyer les artistes à plus tard.On pouvait alors apercevoir tout fatigués Tamfo Salomon, plus connu sous le pseudonyme de Essola., Marie Akangelo, Baleboma Julien, Belibi Grégoire, Moubitang Pascal, Don Sax’s, etc.

Aux dernières nouvelles, elle serait très présente dans certaines Ambassades comme pour dire que ses ambitions sont ailleurs. Sauf que pendant son absence, ses proches collaborateurs se livreraient en spectacle pour occuper le fauteuil bientôt laissé vacant à moins que le président Paul Paul Biya veuille la maintenir pour assumer de sa gestion de ce ministère.

© Aurore Plus : Dimitri Amba

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