Alex Van Elk: «Je suis parti pour me faire soigner en France»

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Le sujet faisait jusqu’ici les choux gras de la presse. Pendant que certaines langues supputaient sur le départ (en catimini) du Cameroun de l’ex directeur général de Camair-Co, des syndicats, donc celui des travailleurs du transport aérien (via son président John Eyango) affirmait que Van Elk «a fui.» Autant de choses qui sont loin d’être vraies, du moins selon le Néerlandais.

Il s’est expliqué fort à propos dans une interview accordée au journal Mutations et publiée vendredi 11 janvier 2013. «J’ai été malade. Il est important de savoir que lorsque je suis parti de Douala précipitamment en décembre pour des raisons de santé, c’était parce que le médecin de la compagnie n’était pas en place ce jour-là », déclare l’ex gestionnaire de la compagnie aérienne. Et de poursuivre : «Notre médecin m’avait envoyé chez un chirurgien neurologue qui ne s’était jamais présenté pour s’occuper de moi. Puisque je me sentais de plus en plus mal, j’avais décidé alors de prendre un vol et d’aller me faire soigner dans mon pays.» C’est là que les médecins, à en croire la source, détecte une hypertension élevée «pouvant entraver ma vie. J’avais une tension élevée de 186. Il m’avait été ordonné de prendre trois semaines de repos.» Elle précise d’ailleurs que le «conseil d’administration avait été informé de cette situation.»

«Un bon technicien»

L’absence d’Alex Van Elk à la cérémonie d’installation du nouveau Dg (son compatriote Matthijs Boertien mardi 8 janvier courant) a envenimé les choses. D’aucuns n’ont pas hésité à dire qu’il manifeste ainsi son «indignation». Autre déclaration que réfute Van Elk. «Après mon rétablissement, indique-t-il, et l’accord de mon médecin aux Pays-Bas où je me trouve en ce moment, je devais retourner au Cameroun le 3 janvier dernier, lorsque j’ai été informé de la nomination de mon compatriote au poste de nouveau directeur général de Camair-Co. Alors, je ne suis pas revenu au Cameroun.» Il reconnaît aussi que son contrat a expiré depuis le 31 juillet 2012.

Et que c’est sur la demande du conseil d’administration qu’il a continué à diriger la structure, en attendant la nomination de son remplaçant. S’agissant justement de son successeur, Van Elk pense que «c’est un bon technicien. C’est pour cette raison que je l’ai engagé pour la préparation de notre acte d’opération.» Pour finir, et comme pour justifier le climat délétère dans lequel baigne Camair-Co, il dit avoir souffert de l’incompétence de certaines personnes (faisant partie du personnel). Ce qu’il ne souhaite pas à son compatriote. Il espère d’ailleurs que Matthijs Boertien soit pour la compagnie «un bon directeur général prenant de bonnes décisions.»

© Valgadine TONGA (Stagiaire) | Le Messager

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