Afrique – Lutte contre Boko Haram: L’UA organise une réunion pour financer la Force Multinationale

La Force Multinationale Mixte (FMM)créée par les Etats africains pour combattre Boko Haram, a besoin d’être soutenue financièrement. Il y a quelques mois, les 54 pays de l’Union Africaine avaient fait la promesse de débloquer 50 milliards de Fcfa. A ce jour, pas un seul centime n’a été collecté. 

Il y a donc urgence à agir. C’est dans cette optique que l’UA annonce pour le 1er février 2016, la conférence des pays donateurs àAddis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie. Le Jour souligne ce 16 janvier 2016 que cette annonce a ravi l’Organisation des Nations Unies (ONU) dont le Secrétaire général, Ban Ki-moon «prône  une approche globale en matière de prévention et de lutte contre le fléau du terrorisme (…) Il demande aussi de traiter les causes profondes du terrorisme, en conformité avec les droits humains, le droit humanitaire et le droit des réfugiés».         

La FMM avait suscité beaucoup d’espoirs à sa mise sur pied. Des espoirs rapidement douchés par l’incapacité des différents Etats concernés par la menace terroriste de s’accorder. «… quatre pays de la Commission du bassin du Lac Tchad, plus le Bénin, avaient promis l'envoi de 8700 soldats. Des secteurs avaient été délimités. Le Nigeria, d'abord enthousiaste, a commencé à diluer l'entente. Alors qu' il était prévu que le commandement de la Force soit tournant à raison d'un mandat de six mois pour le commandant qui devrait appartenir à l'un des cinq Etats membres, Muhammadu Buhari, le nouveau président nigérian, a réuni ses partenaires pour leur annoncer qu'il confisque ce poste. Il a nommé un jeune général, Iliassou Abbah, à sa tête», rappelle notre confrère.

De son côté, poursuit Le Jour, «Le Cameroun, pensant le mettre devant un fait accompli, a nommé conformément aux accords de la FMM des officiers à l'état-major de la FMM en même temps qu'il a envoyé un contingent de près de 2300 hommes commandés par le général Bouba Dobekreo ancien du BIR».

Dans cet imbroglio, «Les Tchadiens ont dû se retirer chez eux. Ils ont compris qu’ils étaient indésirables même dans le secteur n°2 à Gambaru. Ils ont dû se rappeler que le Nigeria leur avait déjà dit que chaque pays devait combattre Boko Haram dans ses frontières» peut-on lire dans le journal.  

C’est dire si les ententes sont énormes sur la conférence d’Addis-Abeba.

Jean-Marie NKOUSSA / Cameroon-info.net

 

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