Affaire Sodecoton: Le dernier jour de garde à vue d'Iya Mohammed

Quatre autres cadres de cette société ont été interpellés mercredi à Garoua et entendus hier au Sed à Yaoundé.

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Placé en garde à vue de 48 heures lundi en fin d'après-midi, Iya Mohammed se trouve toujours dans une cellule du Secrétariat d'Etat à la Défense. Mercredi soir, sa garde en vue a été prorogée. Et d'après le code de procédure pénale, cette prorogation ne peut être renouvelable qu'une seule fois. La garde en vue du Directeur Général de la Société de développement du Coton (Sodecoton) devrait donc s'achever ce jour.

Iya Mohammed devrait par ailleurs être statué sur la suite de la procédure. Hier, il a de nouveau été auditionné par les enquêteurs du Sed. Quatre autres responsables de la Sodecoton interpellés mercredi à Garoua ont également été entendus hier au Sed. Il s'agit de Mahamat Karagama, le Directeur des ventes, M. Hinsia, le Trésorier payeur général, M. Fotso, le chef de service de la comptabilité et Alois Tcham, le responsable des usines et huileries. Ils ont retrouvé deux de leurs collègues, Jean Fouagou, le chef service de gestion des stocks et M. Abdoulahi, caissier, qui, eux, ont été interpellés lundi dernier et entendus mardi.

Ces six cadres de la Sodecoton ont été auditionnés comme témoins pour certains et pour d'autres comme complices de crime économique. Joint au téléphone par le Jour, le chef service de la comptabilité de la Sodecoton a reconnu être au Sed. «Je répond à une convocation. Je ne sais pas de quoi il est question, mais je suis sûr que c'est la suite des auditions des collaborateurs du Président Iya. Je ne peux rien vous dire de plus» a déclaré M. Fotso.

Hier, à Garoua au quartier Djamboutou au lieu-dit Socoprod, des élites Rdpc de la Bénoué se sont retrouvés pour une concertation. Selon Abdoulaye Alim Sadjo, l'un des participants à ladite réunion, il était question pour eux de préparer une correspondance au Président de la République pour dénoncer l'acharnement et le règlement de compte contre les élites Rdpc de la Bénoué. «Nous jugeons que ce qui se passe est flagrant et a pour objectif de nous révolter», estime-t-il.

© Adolarc Lamissia | Le Jour

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