Accident sur la route Yaoundé-Douala: 13 morts dans un carambolage près de Boumnyebel

Le lieu est sinistre ce lundi matin. Sept épaves de voitures des deux côtés de la route. Sur le goudron se mêlent des restes de nourriture, des vêtements et pièces-automobiles. Tout porte à croire qu’un carambolage a eu lieu à la descente reliant les villages Ngoung et Lamal-Pougue, à une dizaine de kilomètres de Boumnyebel (70 km de Yaoundé).

Mais à en croire le commandant du peloton routier motorisé de Boumnyebel, l’adjudant chef major Messanga, l’on n’envisageait pas de dénombrer autant de morts lorsque le premier accident se produit autour de 23 h. A cette heure de la nuit, un gros porteur venant de Douala fait un mauvais dépassement et se retrouve nez-à-nez avec un camion transportant des bœufs provenant de Yaoundé et descendant la colline à vive allure. Le choc frontal est sans appel. Les deux chauffeurs meurent sur-le-champ.

A cet instant, certains pensent que le drame est fini. Que non ! Un bus de 35 places de Kento Express, roulant derrière le camion de bœufs au moment des faits, entre dans la danse. Elvis Zong, le conducteur, explique : « C’est en évitant d’entrer sous le camion accidenté que j’ai braqué à gauche, pensant que la route était vide. J’ai percuté une hiace de 16 places provenant de Douala. » Malgré la violence de la collision, les occupants des deux voitures n’ont que quelques des égratignures.

C’est en allant se refugier de l’autre côté de la route que la mort les trouve, regrette le commandant. Car, pendant le constat, alors que la circulation était coupée, un grumier chargé venant de Yaoundé descend à tombeau ouvert. Le conducteur ayant, d’après le gendarme, mis le véhicule au point-mort, aurait été incapable de l’arrêter avant le site de l’accident. Dans sa course folle, il percute tout sur son passage. Bilan : de nombreux blessés et 11 morts sur le champ.

Dont un couple qui s’était marié en journée dans la capitale. La majorité a été admise à la morgue de l’Hôpital central de Yaoundé. Les voitures n’ont pas été épargnées. Cinq d’entre elles ont été entièrement endommagées, y compris celle de la gendarmerie, manquant de peu d’emporter le commandant et ses éléments. Les deux bus, eux étant récupérables. Descendu sur les lieux en compagnie des sous-préfets de Matomb et Ngog-Mapubi, Aboubakar Iyawa, préfet du Nyong-et-Kellé, a indiqué qu’il est question d’évaluer la situation afin de tirer les leçons qui s’imposent.

© Elise ZIEMINE | Cameroon Tribune

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