25 ans du SDF: Marianne Simon-Ekanè, sœur d’Anicet Ekanè, accuse Ni John Fru Ndi de renier ses anciens amis

Marianne Simon-Ekanè charge Ni John Fru Ndi. Dans une tribune publiée dans l’édition du quotidien Le Messager parue mercredi, la sœur cadette du dirigeant du parti politique Manidem, Anicet Ekanè, accuse le Chairman du Social democratic front (Sdf) d’amnésie.

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Elle écrit qu’à l’occasion de la célébration du 25ème anniversaire de son parti, il a oublié d’inviter ses amis. Principalement les «Upécistes» qui se sont battus à ses côtés aux premières heures de la lutte pour l’avènement de la démocratie au Kamerun.

«Tout le monde a remarqué facilement, la présence des «nouveaux hôtes de prestige» du Sdf accueillis avec beaucoup d’égards. Or cet anniversaire coïncidait pratiquement avec celui des 25 ans du multipartisme au Cameroun. Mais tout le monde a également remarqué l’absence de certaines figures emblématiques de l’opposition Kamerunaise. Et pourtant, tous ces absents ont été, pour la plupart, soit à l’origine de la création du Sdf, soit à la promotion du leadership de Fru Ndi, soit au développement de la formidable dynamique de l’opposition pendant les chaudes années 1990-1992», rappelle celle qui est aussi membre du Bureau politique du Manidem.
Elle se demande alors si les absences des amis d’hier de Fru Ndi le 26 mai à Bamenda est la résultante d’une amnésie incompréhensible de sa part ou si elles rentrent «dans la nouvelle logique politique du SDF, prélude à un positionnement politique à l’opposé de ses premières alliances».

Anti-communiste, un opportuniste, un traître, un manipulateur

Marianne Simon-Ekanè en profite pour rappeler quelques épisodes du combat pour la démocratie où le président du premier parti de l’opposition camerounaise n’a pas toujours le beau rôle. Fru Ndi est présenté comme un anti-communiste, un opportuniste, un traître, un manipulateur. Elle dit qu’il s’est aussi rendu coupable de discrimination envers des membres de l’Upc Manidem à la veille de l’élection présidentielle de 1992. Elle s’étonne de ce que l’ «amnésique politique» se montre ingrat envers l’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo. Elle évoque le soutien que ce dernier a apporté au Camerounais et déplore: «mais lorsque le président Gbagbo s’est trouvé en difficulté aussi bien en 2004 qu’en 2010-2011, on n’a pas entendu un seul son de voix de Fru Ndi».

Pour Marianne Simon-Ekanè, le 26 mai 2015 lors de la fête qui a réuni Sdf et Rdpc notamment, «le camp du maintien du système néo-colonial, de sa réforme, ou de son aménagement, s’est reconstitué à Bamenda».

Robert Ndonkou @Cameroon Info.net

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