RCA: François Bozizé en fuite

Des échanges de tir très intenses ont retenti dimanche matin dans la capitale centrafricaine, où les rebelles sont entrés samedi dans l'après-midi. Les rebelles la Séléka affirment s'être s'emparés du palais présidentiel, puis de la radio nationale après avoir pris l'Assemblée nationale.

 rebelle-rca-michel-djotodia-3.jpgLe chef du mouvement rebelle, Séléka, Michel Djotodia, le 17 janvier à Bangui.

Ils n'ont pas trouvé le président François Bozizé, qui aurait fui en République démocratique du Congo.

Selon un représentant des Nations unies cité par l'agence Reuters, ayant requis l'anonymat , la République démocratique du Congo a sollicité dimanche l'aide du Haut Commissariat de l'Onu aux réfugiés (HCR) pour transporter la famille du président centrafricain François Bozizé. Les autorités de RDC "ont demandé au HCR de transporter 25 membres de la famille de Bozizé de Zongo (localité de RDC frontalière de la Centrafrique, ndlr) à Gemena", dit-il dans un SMS.

Le chef de la coalition rebelle, Séléka, Michel Djotodia, devrait faire une intervention sur les media d'Etat. Il y aurait encore des poches de résistance mais le rapport de force penche en faveur de l'alliance des groupes rebelles (Séléka). Bangui avait été plongée dans le noir, faute d'électricité, les hommes du Séléka ayant saccagé les installations techniques dans la localité de Boali lors de leur progression vers la capitale.

De nombreux habitants ont quitté la ville pour se réfugier dans le sud. Notre correspondant à Bangui fait état pillages. La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et une dizaine de localités étaient tombées sous sa coupe en quelques semaines avant d'être stoppés sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui. Des accords de paix signés à Libreville en janvier, avait débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale composé comprenant le camp Bozizé, des opposants politiques et des rebelles.

Mais les rebelles arguant du non-respect des accords par le clan Bozizé, ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclarent vouloir mettre en place un gouvernement de transition s'ils prenaient Bangui. Eric Massi, porte-parole de la Séléka, à Paris, a affirmé à BBC Afrique que la coalition rebelle entendait travailler avec toutes les forces vives du pays. Pour l'ancien premier ministre Martin Ziguélé, la chute de François Bozizé est due à son entêtement. Il espère que le respect de l'esprit des accords de Libreville permettra de former un nouveau gouvernement inclusif.

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Date de dernière mise à jour : 24/03/2013