Obama: «En cas de problème, on n'appelle pas à Moscou ou Pékin, mais nous»

Une "époque dangereuse" a commencé selon le président américain Barack Obama, qui prononçait son dernier discours devant le congrès en tant que chef de l'État. En cause, selon lui: les actions de la Russie en Ukraine et en Syrie, ou encore l'affaiblissement de l'économie chinoise.

Le dirigeant américain a noté que ces "pays-satellites" s'éloignaient toutefois de la sphère d'influence russe. Il a souligné également que les États-Unis étaient "la plus grande puissance mondiale" et qu'à ce titre on se tournait vers elle pour régler les problèmes internationaux, pas vers la Russie ou la Chine.

Le discours de Barack Obama, président américain:

"Je vous ai déjà dit que toutes les discussions sur le déclin de l'économie américaine relevaient de la fiction politique. Ce qui est vrai, et c'est la raison pour laquelle de nombreux Américains sont anxieux, c'est que l'économie a changé de manière profonde. Certains disent également que nos ennemis deviennent plus forts et que l'Amérique s'affaiblit. Je vais vous dire: les États-Unis sont le pays le plus puissant de la planète. Point. Et nous ne sommes pas près de perdre ce statut.

Nous dépensons, pour nos forces armées, plus que la somme des huit pays classés derrière nous au niveau mondial. Nos troupes sont les meilleures forces armées de l'histoire. Aucun État ne va nous attaquer directement, nous ou nos alliés, car chacun sait que cela mènera à sa perte.

Les sondages montrent que nos positions, dans le monde, sont plus solides qu'avant mon accession à la présidence. Et quand il est question d'un problème international important, on ne s'adresse pas à Moscou ou à Pékin: on nous appelle nous, les USA. Et je pense que tout le monde doit le comprendre — sinon, nous ne pourrons pas prendre les bonnes décisions.

En tant qu'homme qui commence sa journée avec des informations succinctes des services de renseignement, je sais que l'époque actuelle est dangereuse. Mais ce n'est pas à cause de l'apparition d'une superpuissance à l'horizon, et certainement pas à cause de l'affaiblissement de l'Amérique. Aujourd'hui, nous ne sommes plus menacés par des "empires du Mal" mais par des États en déroute.

Le Moyen-Orient vit aujourd'hui des changements qui influeront toute une génération, car la région s'est enlisée dans des conflits qui durent depuis plus d'un millénaire. De profonds changements se produisent au sein de l'économie chinoise et cela crée des obstacles au développement économique.

Malgré le recul significatif de l'économie russe, la Russie dépense une immense quantité de ressources pour le soutien de l'Ukraine et de la Syrie — des pays-satellites qui quittent pourtant, sous nos yeux, sa sphère d'influence.

Le système international que nous avons créé après la Seconde Guerre mondiale arrive difficilement à s'adapter aux nouvelles réalités. Et nous devons aider à transformer ce système. Nous devons établir des priorités."

Discours diffusé le 13 janvier 2016

Sputniknews

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