Le monde solidaire de Newtown

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VIDÉO - Croix sur la plage de Copacabana au Brésil, condoléances du pape et même de l'Iran. Du globe entier, les réactions affluent après la mort de 20 enfants et sept adultes. L'onde de choc suscitée par la fusillade de Newtown au cours de laquelle pour une raison encore inconnue un jeune homme de 20 ans, Adam Lanza, a abattu 20 écoliers d'une école primaire et 7 adultes s'est répandue dans le monde entier.

Sur le territoire américain, Barack Obama a enjoint ses concitoyens à être solidaires des proches des victimes. «Ce week-end, Michelle et moi faisons ce que chaque parent fait, être le plus proches possible de nos filles et leur rappeler à quel point nous les aimons», a affirmé le président, qui la veille n'avait pu retenir ses larmes.

«Rien ne peut remplacer un proche disparu, mais nous pouvons tous tendre la main à ceux qui en ont besoin, pour leur rappeler que nous sommes là pour eux, que nous prions pour eux et que l'amour qu'ils éprouvaient pour leurs disparus ne subsiste pas seulement dans leurs mémoires, mais aussi dans leur pays», a ajouté le chef de l'État lors de son allocution hebdomadaire. Comme la veille, il a estimé que cette tuerie devait donner le signal pour «prendre des mesures significatives indépendamment de la politique politicienne».

Signe de l'émotion internationale, des habitants de Rio de Janeiro ont rendu hommage samedi, au nom de tout le Brésil, aux victimes en plantant 26 croix noires dans le sable de la plage de Copacabana. Par ailleurs, le pape Benoît XVI a envoyé une lettre de condoléances lue à voix haute lors d'une veillée funèbre vendredi soir à Newtown, dans laquelle il a «fait part de son chagrin sincère après une tragédie incensée» et dit être aux côtés des familles par la prière.

Message d'Elizabeth II

La reine d'Angleterre, qui limite traditionnellement ses commentaires à l'actualité des pays membres du Commonwealth, a adressé vendredi soir un message à Barack Obama dans lequel elle s'est dite «profondément bouleversée et attristée», en particulier par «le fait qu'il y a tant d'enfants parmi les morts». Son premier ministre, David Cameron, s'est lui aussi dit «profondément attristé» tandis que François Hollande, «horrifié».

La chancelière allemande Angela Merkel qui dénonce un chagrin «indescriptible juste avant Noël» exhorte l'entourage des défunts «à ne pas rester seuls avec leur douleur». Les condoléances sont également venues de pays entretenant des relations tendues avec les États-Unis. Le président russe Vladimir Poutine a adressé un télégramme à la Maison-Blanche afin «de transmettre ses mots de soutien et de sympathie aux êtres chers et aux proches de ceux qui ont été tués et a exprimé sa compassion pour tout le peuple américain».

L'Iran a aussi réagi.

Sa diplomatie a «condamné le massacre des enfants américains», tout en appelant «la société américaine à participer au mouvement de lutte contre la guerre et le massacre d'innocents à travers le monde». Le drame de Newtown doit déboucher «sans délai» sur des mesures de contrôle des armes à feu aux États-Unis, a de son côté estimé l'agence officielle Chine nouvelle. Une remarque critiquée par les internautes chinois qui regrettent que leurs médias parlent plus de la fusillade américaine que du coup de folie d'un forcené qui a poignardé vendredi 22 enfants dans le Hénan.

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