En visite en Afrique du Sud, Barack Obama anonce une rencontre au sommet USA/Afrique

En visite en Afrique du sud depuis vendredi dernier, le chef de l’exécutif américain a multiplié hier les promesses envers le continent noir.

barack-obama-addresses-the-64th-session-436.jpg

En plus de ce sommet des chefs d’Etat, le président Barack Obama a aussi annoncé hier un plan de sept milliards de dollars (3500 milliards de f.) destiné à faciliter l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne. Cette initiative sur cinq ans, baptisée "Power Africa", est décrite par la Maison Blanche comme "une nouvelle initiative visant à doubler l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne.

Selon la Maison Blanche, ce plan américain associe plusieurs agences gouvernementales et devrait entraîner un peu plus de neuf milliards de dollars d'investissements. Lors d'une conférence de presse commune à Pretoria, le président sud-africain Jacob Zuma et son homologue américain Barack Obama sont revenus sur l'état de santé de Nelson Mandela. Celui-ci n’est pas bon.

Le chef de l’exécutif américain ne s’est pas rendu au chevet du malade, mais a brièvement rencontré samedi des membres de sa famille. La journée d’hier dimanche l’a conduit au Cap où Barack Obama s’est rendu à Robben Island, le bagne où Nelson Mandela a passé 18 de ses 27 années de détention. A la fin de la visite de ce bagne, Le président américain s'est dit "empli d'humilité" La visite d'Obama a suscité quelques grincements de dents en Afrique du Sud, notamment au sein de la communauté musulmane et dans les rangs syndicaux.

Une cinquantaine d'étudiants musulmans ont prié devant l'ambassade américaine en signe de protestation contre la "politique étrangère brutale" des Etats-Unis. Ils ont été rejoints par quelques dizaines de militants de la Cosatu, la grande confédération syndicale proche du pouvoir sud-africain, venus dénoncer "l'impérialisme américain". Obama venait du Sénégal, première étape d’une tournée mouvementée.

A Dakar, la question de la dépénalisation de l'homosexualité avait été abordée lors de la conférence de presse commune. Le président sénégalais avait réaffirmé son choix pour le statuquo. « La dépénalisation de l’homosexualité, c’est comme la peine de mort, les avis sont partagés là-dessus » a expliqué Macky Sall. « Nous avons aboli la peine de mort depuis des années au Sénégal, mais d’autres pays non. » Il pensait aux Etats-Unis.

© NDZINGA AMOUGOU | Cameroon Tribune

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau