Dernière heure. Djotodia échappe de justesse à un lynchage populaire

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Violences à Bangui, Djotodia caillassé De nouveaux heurts dans la capitale centrafrique Bangui entre ex-rebelles Séléka et habitants ont fait au moins un mort et plusieurs blessés, selon l’AFP, qui cite une source policière. La situation a dégénéré mercredi dans le quartier Fatima, quand des anciens rebelles Séléka ont enlevé un élément des forces armées centrafricaines, selon cette source. Cet enlèvement aurait conduit les habitants à se soulever et à manifester leur mécontentement par l'érection de barricades sur la chaussée. 

Les anciens rebelles auraient alors ouvert le feu sur la foule.

"Des éléments des forces de défense et de la force africaine venus rétablir l'ordre ont essuyé des tirs et se sont retirés", a ajouté la source.

Toujours selon cette source de l’AFP, le président Michel Djotodia, venu lancer des travaux publics à proximité, s'est rendu sur place et "a essuyé des jets de pierre des manifestants. Une fois reparti, les éléments de l'ex-Séléka sont revenus et se sont mis à tirer" faisant fuir les habitants, avant de quitter les lieux à leur tour.

La tension restait vive mercredi après-midi dans le quartier Fatima.

Multiples incidents

Les incidents impliquant les ex-rebelles se multiplient à Bangui ces dernières semaines.

Dimanche, un ex-aide de camp de l'ancien président François Bozizé a été tué par des ex-Séléka dans le quartier Miskine.

Le même jour, un ressortissant français a été blessé par balle.

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, circulait dans la capitale centrafricaine lorsque deux hommes armés ont tenté de lui voler sa voiture.

Dans la nuit de lundi à mardi, deux personnes ont été tuées par l'explosion d'une grenade lancée par des ex-rebelles Seleka pour voler des motos.

Les nouvelles autorités tentent avec difficulté depuis plusieurs mois de mener des opérations de désarmement et de cantonnement des ex-rebelles, accusés de nombreuses exactions à Bangui et dans l'arrière pays, notamment de violences et de pillages.

BBC

NB. Le chapô est de la rédaction de cameroonvoice

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