Crimes rituels au Gabon: Un ex-Ministre aux arrêts

La scène macabre se déroule le 21 janvier 2013 près de Ndjolé, une localité proche de Lambaréné une ville du Gabon.

La scène macabre se déroule le 21 janvier 2013 près de Ndjolé, une localité proche de Lambaréné une ville du Gabon. Amadou Yogno, chauffeur de nationalité camerounaise est lâchement tué par 3 personnes. Sollicité pour accomplir une course, c'est après avoir simulé un arrêt que le drame s'est produit. Ses bourreaux l'ont extrait du véhicule, tabassé et finalement assassiné. Le malheureux chauffeur s'est ensuite vu dépouillé de certains de ses organes dont son sexe. Face à ce crime odieux et vue la recrudescence des crimes à caractère rituel alimenté par un trafic d'organes humains, une enquête a té ouverte par la Police Gabonaise.

Dans le cadre de cette enquête, les agresseurs ont été interpellés et plusieurs autres personnes entendus. C'est à la suite de ces auditions que des personnalités de haut rang de la République du Gabon sont soupçonnés d'être les commanditaires de crimes rituels aux fins de trafic d'organes. Il y'a encore quelques jours, le Sénateur Eyeghé Ekomié a été interpellé pour avoir commandité le meurtre d'une fillette de 12 ans.

Pascal Désiré Missongo Muyaga, un ancien Ministre aurait été mis aux arrêts mardi dernier. Il est présumé être le commanditaire du meurtre du chauffeur camerounais. Dans le cadre de la même enquête Thomas Mellion, un autre Sénateur, Jean Mindoumbi, ex-Ministre également et Raymond Ngombéla, un député auraient également été convoqués par la Police gabonaise. Amadou Yogno était âgé de 41 ans. Il était originaire de Foumban dans la région de l'Ouest Cameroun.

© Georges Semey | Ouest Littoral

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