A l’UMP, les piranhas entrent en scène

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C'est ce qui pouvait leur arriver de pire : le discrédit à l'intérieur de leur propre camp. Traités de "guignols" par les militants UMP qui n'en peuvent plus de la guerre des chefs, François Fillon et Jean-François Copé se parlent enfin mais ne sont déjà plus les maîtres du jeu. Autour d'eux, "les non alignés" montrent les dents et posent leurs conditions : Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire veulent de nouvelles élections au printemps 2013 précédées d'un congrès qui fixerait les règles du jeu.

L'ancien ministre de l'agriculture ne veut pas d'un "petit arrangement entre amis", d'un "accord entre chapeaux à plume" qui verrait MM. Fillon et Copé fixer seuls les règles du jeu. Si un nouveau vote devait être organisé, il entend que la liberté de candidatures soit garantie et que tout ne se déroule pas comme ce funeste dimanche 18 novembre. Il l'a dit publiquement sur Europe 1 ce matin. Ses propos sont clairs : il ne se reconnaît pas dans le duel actuel et n'admet l'autorité que d'un seul camp : les militants. Il n'est pas le seul. Le député des Yvelines Henri Guaino dit strictement la même chose.

En deux semaines, les non alignés ont changé de statut.. Au début de la guerre Fillon-Copé, ils se voulaient casques bleus, aujourd'hui ils ressemblent plutôt à des piranhas. Convaincus que leurs aînés sont durablement discrédités, ils veulent leur part du gâteau.. MM. Fillon et Copé sont prévenus : plus ils tardent à s'entendre, plus leur autorité sur le mouvement s'affaiblit. Ils ne sont pas sûrs de pouvoir encore se sauver mais ils savent que chaque minute qu'ils perdent sape un peu plus leur légitimité.

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