Valls se pose en lieutenant du hollandisme

Le ministre de l'Intérieur a assuré, samedi dans le Gard, que "la voie empruntée est la bonne" et a utilisé l'anaphore, figure de style chère au président.

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Manuel Valls a théorisé, samedi dans le Gard, le hollandisme en défendant un "réformisme assumé" et une "République intransigeante", ce qu'il a appelé la "nouvelle synthèse de la gauche qui réussit". Devant quelque 300 personnes conviées à un banquet républicain, le ministre de l'Intérieur a, durant trois quarts d'heure, expliqué l'objectif, la méthode et l'ambition du président François Hollande, la veille de l'interview télévisée présidentielle du 14 Juillet.

"L'objectif, a-t-il dit, c'est celui de sortir la France de la crise économique et morale (...) en agissant dans la durée. La méthode, c'est celle d'un réformisme assumé et non plus honteux, un réformisme qui a fait le choix d'affronter les problèmes par la face nord plutôt que de raser les murs masquant les dures réalités du pays." Quant à l'ambition, "elle se résume, a-t-il expliqué, à pouvoir dire un jour au peuple de France qu'il est de nouveau possible de croire en l'avenir après avoir cessé d'espérer".

"Je défends le gouvernement"

Ministre au top dans les sondages, souvent désigné comme le plus à même de succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon et ne cachant pas pour l'avenir son ambition présidentielle, Manuel Valls a pris soin de rester dans le rôle du défenseur de l'action du chef de l'État et du Premier ministre. "Moi, je défends le gouvernement, pas seulement parce que j'en suis l'un des ministres, mais parce que je sais que la voie empruntée est la bonne", a-t-il dit, citant "le choc de confiance" appelé de ses voeux par François Hollande et "le nouveau modèle français" cher à Jean-Marc Ayrault.

Cinquième de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012, devenu l'homme fort de la campagne victorieuse de François Hollande, Manuel Valls s'est amusé, toutefois, à manier l'anaphore, comme l'avait fait son champion face à Nicolas Sarkozy lors du débat télévisé de l'entre-deux-tours, pour défendre la laïcité et la République. "Moi, ministre en charge des cultes (...), moi, ministre en charge de l'ordre républicain (...), moi, ministre en charge de l'État territorial, je ferai vivre cette laïcité qui apaise et qui est émancipatrice des individus partout parce qu'elle rassemble au coeur et autour des valeurs de la République", a-t-il lancé.

@AFP

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