Jérôme Cahuzac : "Je déménage tous les deux jours"

L'ex-ministre du Budget confie dans une interview à "La Dépêche du Midi" n'avoir "pas encore pris de décision" concernant son retour à l'Assemblée.

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L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac "déménage tous les deux jours pour fuir la pression" depuis ses révélations sur ses comptes en Suisse et à Singapour et réfléchit à son éventuel retour à l'Assemblée nationale, a-t-il déclaré dans une interview à La Dépêche du Midi parue jeudi.

"[Il] déménage tous les deux jours pour fuir la pression", allant notamment chez des proches de sa famille en Normandie, en Bretagne ou à Gujan-Mestras sur les bords du bassin d'Arcachon", a-t-il dit par téléphone au journal dans sa première interview depuis ses aveux le 2 avril. Notant qu'il est toujours poursuivi par des photographes, il s'étonne "de la capacité de géolocalisation que certains déploient" pour suivre sa trace.

15 jours de réflexion

Interrogé sur son éventuel retour comme député à l'Assemblée nationale, l'ancien ministre a par ailleurs déclaré : "C'est trop tôt, je n'ai pas encore pris ma décision." "Je n'imagine rien", a-t-il ajouté concernant son avenir. "Je possède quand même quelques amis fidèles", a-t-il noté. Jean-Claude Gouget, devenu député du Lot-et-Garonne lors de l'entrée au gouvernement de Jérôme Cahuzac, avait assuré mercredi sur RTL que l'ex-ministre réfléchissait à l'éventualité de revenir à l'Assemblée, et se donnait "15 jours" pour prendre sa décision. "Lui juge que ce serait bien de revenir", avait poursuivi Jean-Claude Gouget.

"Il m'a dit je me laisse 15 jours de réflexion. Ça veut dire qu'on ne le saura qu'au dernier moment. C'est à lui que ça revient, mais je lui ai bien fait entendre que pour moi, je considérais que c'était une erreur." Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, un ministre qui quitte le gouvernement - démission ou remaniement - peut retrouver son siège de député au bout d'un mois. Le délai pour Jérôme Cahuzac expire le 19 avril à minuit. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, avait expliqué vendredi qu'il essayait de le "convaincre" de renoncer à son siège de député après ses aveux

Le Point.fr

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