Hollande réaffirme sa volonté d'inverser la courbe du chômage

  Malgré des prévisions économiques revues à la baisse sur 2013-2014, le président ne désarme pas et affirme qu'il va "tout simplement se battre".

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François Hollande était ce vendredi en visite dans une fabrique de saucisses et a commenté les mauvaises prévisions sur l'emploi. François Hollande était ce vendredi en visite dans une fabrique de saucisses et a commenté les mauvaises prévisions sur l'emploi. François Hollande a réaffirmé vendredi sa volonté d'inverser la courbe du chômage malgré les prévisions pessimistes de la Commission européenne, en marge d'un déplacement dans le Doubs.

"C'est un engagement que j'ai pris. Ce n'est pas une parole que j'ai prononcée en l'air. Je sais qu'il y a beaucoup de doutes, de scepticisme, même des prévisions qui ne vont pas dans ce sens", a déclaré le président de la République à la presse lors de la visite d'une usine de saucisses, à Avoudrey (Doubs). "Qu'est-ce qu'il faudrait faire, baisser les bras, regarder que ça tombe et attendre que ça passe ? Eh bien non. (...) Nous allons nous battre, tout simplement nous battre. Dans une conjoncture difficile, ce qui fait la différence entre les pays, c'est ceux qui se mobilisent et ceux qui laissent tomber. Ici, nous nous mobilisons", a-t-il ajouté.

Dans la même localité lors de la visite d'une entreprise de maroquinerie de luxe, le ministre du Travail Michel Sapin, qui accompagne le chef de l'État, a également estimé que "sur l'emploi, la Commission prévoit en 2013 une stabilisation". "Comme ça augmente au premier semestre, ça veut plutôt annoncer ce que nous recherchons, c'est-à-dire une inversion de la courbe", a-t-il dit. "Stabilisation du chômage" "L'enjeu est ensuite une inversion durable de la courbe. Donc, nous nous battrons pour que le chômage en fin d'année diminue, mais aussi pour qu'en 2014 on soit durablement dans une baisse du chômage", a ajouté le ministre. À un journaliste qui lui faisait remarquer que le chômage repartirait à la hausse en 2014 selon la Commission, Michel Sapin a répondu : "La Commission n'intègre pas forcément tous les éléments de notre politique au jour d'aujourd'hui. C'est la raison principale. Ce n'est pas une différence d'analyse, mais une différence de connaissances, elle ne prend pas en compte, et à juste titre, des politiques qui ne sont pas en cours. Elle ne prend que les politiques lancées."

Sur l'inversion de la courbe du chômage, il a fait valoir que "cet objectif (était) tout à fait conforme avec les prévisions de la Commission. Je rappelle que la Commission prévoit pour 2013 ce qu'elle appelle une stabilisation du chômage, ce qui veut bien dire à la fin de cette année une inversion de la courbe." La France va subir une légère récession avec une année 2013 à - 0,1 %, selon la Commission, dont la prévision est la même que celle du Fonds monétaire international, mais plus pessimiste que celle du gouvernement français qui table sur une croissance de 0,1 %. Pour 2014, la Commission prévoit une progression du PIB de 1,1 %, une prévision plus proche de celle du gouvernement français (+ 1,2 %) que de celle du FMI (+ 0,9 %). La Commission anticipe par ailleurs un dérapage du déficit public à 3,9 % du PIB cette année et 4,2 % l'an prochain, alors que le gouvernement table sur respectivement 3,7 % et 2,9 %.

@AFP

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Date de dernière mise à jour : 03/05/2013