François Hollande : "La reprise est là"

Emploi, Mali ou encore gaz de schiste ont été au coeur du traditionnel entretien télévisé du 14 Juillet, avec lequel le président de la République a renoué ce dimanche.

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Volonté de ne pas laisser le champ libre à Nicolas Sarkozy, qui a tenu le haut de l'affiche en début de semaine, ou souci de rassurer les Français sur le bien-fondé de son action, le chef de l'État a renoué cette année avec l'interview en direct de l'Élysée, lieu symbolique du pouvoir et de la vie démocratique. Après le traditionnel défilé du 14 Juillet, il est intervenu en direct sur TF1 et France 2, où il répondait aux questions de Claire Chazal et Laurent Delahousse.

Gaz de schiste. "Tant que je suis président, il n'y aura pas d'exploration du gaz de schiste en France", a-t-il assuré, rappelant avec fermeté ce qui constituait un de ses principaux engagements. Il a ensuite rappelé que les "techniques (d'extraction) d'aujourd'hui" avaient certaines conséquences que l'on voyait déjà aux États-Unis. Politique.

Interrogé sur un éventuel retour de Nicolas Sarkozy, le président a d'abord botté en touche. "Ce n'est pas le sujet ! J'ai suffisamment à faire (...). Je ne me mêle pas de la vie politique", a-t-il répondu. "Un ancien président peut parfaitement être de nouveau candidat", a-t-il tout de même ajouté, précisant ne pas craindre un retour de Nicolas Sarkozy en 2017. Concernant l'affaire Batho, François Hollande a justifié l'éviction de la désormais ex-ministre de l'Écologie en expliquant que tout ministre n'étant pas d'accord avec le budget "pourrait partir". Il a ensuite salué en Delphine Batho une "femme de convictions".

Questionné ensuite sur la montée du Front national, il a considéré les propositions de l'extrême droite comme étant "d'une extrême gravité".

Retraites. Le président de la République a confirmé qu'il y aurait un allongement de la durée de cotisation. "Tout le monde fera un effort, si on veut régler le problème durablement, il faut le comprendre."

Emploi. "Réduire la courbe du chômage avant la fin de l'année n'est pas une promesse, c'est un engagement", a-t-il assuré, avant de poursuivre : "La reprise est là. Les embauches reprennent un peu, la consommation aussi."

Budget de l'État. "Je prends l'engagement qu'il y aura moins de dépenses en 2014 qu'il n'y en a eu en 2013", a assuré François Hollande parlant d'un "effort historique". "Nous allons faire, nous avons fait des économies. Nous devons faire autant d'économies que possible", a-t-il insisté.

International. Interrogé sur la situation au Mali, François Hollande a affirmé qu'il s'agissait d'une victoire : "Oui, c'est une victoire, une victoire pour l'Afrique, une victoire contre le terrorisme", a-t-il répondu avant de parler également de "fierté". Bémol à cet enthousiasme, les ressortissants français en otage : "Nous avons six otages au Mali et deux journalistes en Syrie.

Nous faisons tout pour les libérer", a-t-il assuré. "Nous avons hélas des informations plus mauvaises sur Philippe Verdon (...). Hélas, tout indique qu'il serait mort il y a déjà plusieurs semaines", a-t-il toutefois relevé. Pour clore le sujet de la défense, le président de la République a également déclaré qu'il y aurait encore des suppressions de postes militaires, "puisque nous n'avons pas les moyens de tout faire partout".

Brétigny. François Hollande a tout d'abord commenté les récents événements de Brétigny, estimant cependant ne pas privilégier la piste d'un acte de malveillance. "La thèse de la malveillance n'est pas celle que je privilégie. Plutôt une défaillance matérielle."

@Source: AFP

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