CAMEROUN/FRANCE - EXIL: BERTRAND TEYOU VEUT RETOURNER AU CAMEROUN

Bertrand teyou antcodebiyaZépherin Bertrand Teyou, réfugié politique en France n’est pas du tout content. L'auteur du livre «La Belle de la république bannière: Chantal Biya, de la rue au palais» vit en exil en France depuis trois ans. Mais, depuis lundi dernier, piqué par un coup de colère, il a décidé de rentrer au bercail. «Plutôt que de vivre en esclave chez vous, je préférerais vivre en épave chez moi», écrit-il au Ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

L'écrivain camerounais, qui avoue avoir tout perdu dans son pays, après un passage au bagne, car arrêté le 3 novembre 2010, se retrouve comme réfugié politique en France, ce «havre humanitaire» où, malheureusement, «mon droit d'exercer se trouve gravement compromis. Je me retrouve dans un environnement professionnel où, malgré ma capacité avé¬rée de générer des revenus avec mon travail d'écrivain et mon respect rigoureux des normes applicables, l'opportunité d'accès au marché français du livre m'est férocement interdite».

Bertrand Teyou semble sortir de son sommeil pour mieux admirer la vraie France, avec des mots, qui sont les siens, frisant même la violence: «En vivant de près le paradoxe de la France dite «pays d'accueil», la France de la fabrique des crimes, en plongeant dans la froide entreprise de la France humaniste qui familiarise ses immigrés africains avec l'inacceptable, on comprend que, la guerre avec nos dictateurs supposés est une vaine bataille, on réalise, de la façon la plus complète, que le seul ennemi de l'Afrique est la France néocoloniale».

Au regard de cette situation, Zépherin Bertrand Teyou, exacerbé, a décidé de remettre son sésame aux autorités françaises. Notamment sa carte de résidence et son passeport pour la conclusion de son rapide retour. «Je quitte votre pays en espérant pour lui que ses dirigeants comprennent que leur imposture n'a aucun avenir. J'invite vivement ces derniers à réaliser qu'ils font mal non seulement aux Africains mais aussi et surtout compromettent gravement l'éclosion de la France merveilleuse». Pour parvenir à cette décision, Bertrand Teyou accuse la France d'avoir violé la convention de Genève de 1951.

La convention de l'Union africaine, calquée sur cette convention universelle, prévoit en son article 3: «tout réfugié a, à l'égard du pays où il se trouve, des devoirs qui comportent notamment l'obligation de se conformer aux lois et règlements en vigueur et aux mesures visant au maintien de l'ordre public. Il doit en outre s'abstenir de tous les agissements subversifs dirigés contre un Etat membre de l’Oua». Dans le deuxième alinéa, la convention souligne: «les Etats signataires s'engagent à interdire aux réfugiés établis sur leur territoire respectif d'attaquer un quelconque Etat membre de l’Oua par toutes activités qui soient de nature à faire naître une tension entre les Etats membres, et notamment par les armes, la voie de la presse écrite et radiodiffusée». Bertrand Teyou a-t-il été réduit au silence en France, au regard de ces conventions?

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