Une épidémie de grippe aviaire déclarée à Yaoundé

Survenue le 22 mai, elle a tué près de 15 000 volailles reproductrices sur un effectif de 33 000 d'un complexe avicole gouvernemental de Yaoundé, ont annoncé les autorités gouvernementales mercredi

Une épidémie de grippe aviaire H5N1 survenue le 22 mai a tué près de 15 000 volailles reproductrices sur un effectif de 33 000 d'un complexe avicole gouvernemental de Yaoundé, mais aucun cas de contamination humain n'est décelé pour l'instant, annoncent les autorités camerounaises.
Trois jours après son apparition, l'épidémie constatée par le réseau d'épidémiologie-surveillance du ministère de l'Elevage, des Pêches et des Industries animales est sous contrôle et il n'y a aucune raison de s'inquiéter, rassurent toutefois les pouvoirs publics camerounais après avoir révélé l'information à la presse mercredi soir à Yaoundé.

Propriété de l'Etat, le Complexe avicole de Mvog-Betsi est une structure dédiée au développement de l'élevage, en particulier la filière avicole au Cameroun.

Les volailles qui y sont développées servent à la multiplication des espèces et l'accroissement de la production nationale, sans cesse insuffisante pour répondre aux besoins des consommateurs.

Selon le ministre camerounais de l'Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, le virus H5N1 détecté par ses services est resté pour l'heure circonscrit sur ce site. "La volaille du reste du pays est saine et comestible", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, tenue mercredi 25 mai à Yaoundé, à laquelle ont pris part également les ministres de la Santé publique André Mama Fouda et de la Communication Issa Tchiroma Bakary.
Affirmant qu'aucun cas suspect humain n'a encore été déclaré, les pouvoirs publics camerounais annoncent l'arrivée imminente d'un stock de médicaments commandé avec l'appui de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour pouvoir soigner, à titre gratuit d'éventuels malades.

Il y a une quinzaine d'années, ces autorités avaient annoncé l'apparition du virus H5N1, par le truchement d'un oiseau retrouvé mort à l'Extrême-Nord. Aucune épidémie n'avait cependant été déclarée, alors que la filière avicole avait plongé dans la crise, une bonne partie des éleveurs pris de panique ayant procédé à l'abattage de leurs productions.

La filière n'étant pas subventionnée, le marché de consommation avait été perturbé par de fortes tensions. Depuis lors, le pouvoir de Yaoundé se montre prudent face à un quelconque épisode similaire à celui vécu au Complexe avicole de Mvog-Betsi, dans la capitale.

Journal du Cameroun

 
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