Trois militaires poursuivis pour vol avec port d’arme

Les débats se sont ouverts au tribunal militaire le 3 février 2016.

Les débats se sont ouverts le 3 février dernier dans l’affaire opposant les habitants de Doualaré II à Garoua, à trois militaires en service à l’armée de l’air. Le caporal Ali Abba et les soldats de 2ème classe Sinda Madeleine et Djanabou Issa se sont présentés devant le tribunal militaire de Garoua pour répondre des faits de «vol avec port d’arme à feu, blessures, destruction, violation de domicile en coaction, violation de consigne, utilisation irrégulière d’une arme à feu de dotation». Seul manquait, dans le box des accusés, le soldat Laïde Gomu qui, selon certaines sources, serait décédé. N’empêche que l’audience du 3 février dernier a essentiellement été consacrée à l’audition des témoins de la partie civile. Ce sont ainsi 11 personnes, identifiées comme témoins et victimes, qui se sont succédé pendant plus de deux heures à la barre pour charger les trois militaires.

Parmi les victimes, on dénombre également des éléments des forces de l’ordre dont un certain Douga Djakreo, qui a confirmé devant le tribunal avoir clairement identifié les trois accusés comme étant auteurs des exactions subies par les populations de Doualaré II. Une conviction que n’ont pas eue tous les témoins de l’accusation. Le dernier à avoir été entendu devant la barre au cours de cette audience, Bouba Hamadjam, âgé de 72 ans, n’a pas soutenu les mêmes arguments à charge qu’il avait utilisés pendant l’instruction. Préférant indiquer au juge qu’il ne souhaitait même plus venir au tribunal pour parler de cette affaire.

«Je ne sais même pas pourquoi je suis ici. Ces gens m’avaient tabassé gravement, mais ça va. C’est bon monsieur le président, je ne veux pas avoir plus d’ennuis», a-t-il fait comprendre aux juges.

© L�Oeil Du Sahel : DOUWOR� OUSMANE

 

 

 

 
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