Situation au Gabon : La France comme l’Union africaine reconnaît la victoire de Ali Bongo

Dans un communiqué sous forme de déclaration, M. Jean-Marc Ayrault alors Ministre des affaires étrangères et du développement international parle de la situation au Gabon.

Il en ressort de ce communiqué que la France change radicalement de langage et ne demande plus de recompter les voies dans la province du Haut-Ogooué comme ils le font depuis la proclamation officiel des résultats provisoires de la présidentielle. La France continue à suivre avec attention l’évolution de la situation au Gabon. « Elle appelle à la poursuite de l’apaisement et à l’exercice des voies de recours prévues par la Constitution et par la Loi. Des arrestations ont eu lieu ces derniers jours. La France est sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes. Elle exprime, à cet égard, sa vive préoccupation et demande à pouvoir exercer la protection consulaire telle que prévue par la Convention de Vienne. L’Union africaine a fait part de sa disponibilité à assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide de la situation post-électorale.

La France se réjouit de cette initiative et lui apporte son plein soutien. Elle souhaite que la mission des chefs d’État qui envisage de se rendre à Libreville prochainement soit l’occasion de trouver le chemin vers une sortie de crise. Elle encourage les autorités gabonaises à l’accueillir dans les meilleurs délais. » La seule raffinerie du Gabon, qui se trouve à Port-Gentil sur la côte, a redémarré lundi après cinq jours d'arrêt. Sachant que cette dernière est détenue à 43,8 % par Total le groupe français, on comprend aisément que la France a soit laisser tombé le candidat Ping ou alors a changé de stratégie. Dans la capitale Libreville, le trafic routier a repris lundi sur tous les boulevards et la grande majorité des commerces rouverts. Preuve que l'appel de Jean Ping pour une « grande grève générale » n’avait pas été entendu pour.

 

Baloum Amchide, 237online.com 

 
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau