Peine de mort pour un pasteur accusé d'avoir brûlé vive une fidèle

La Cour suprème nigériane a maintenu vendredi dernier la condamnation à mort d'un pasteur pentecôtiste prononcée il y a neuf ans pour le meurtre d'une membre de sa congrégation, brûlée vive, et la tentative de meurtre de cinq autres fidèles.

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Le pasteur Emeka Ezeugo, condamné à mort en 2007, avait contesté le verdict qui le reconnaissait coupable du meurtre de cette femme, Ann Uzo, et d’avoir aspergé de pétrole d’autres membres de sa congrégation.

«L’appel est rejeté,» a déclaré le juge Sylvester Nguta dans le verdict, rendu à l’unanimité par cinq juges. «Ce qui s’est passé dans cette affaire pourrait avoir été inspiré d’un film d’horreur », a-t-il ajouté. Ann Uzo avait succombé à ses blessures onze jours après avoir été brûlée dans une banlieue du nord de Lagos. Les cinq autres personnes qui avaient été blessées par ce pasteur ont quant à elles survécu.

Connu sous le nom de «Reverend King», le pasteur avait nié les accusations pesant contre lui. Il avait porté l’affaire devant la Cour suprème après la confirmation en appel du verdict tombé en 2013. Le pasteur, diplômé en psychologie, avait admis à plusieurs reprises avoir flagellé des membres de sa congrégation, généralement pour les punir d’adultères présumés.

Les tribunaux nigérians, y compris dans les 12 Etats du nord du pays - majoritairement musulman - ayant adopté la charia (loi islamique) parallèlement au code pénal - prononcent fréquemment la peine capitale. Mais aucun prisonnier n’a été exécuté depuis 2013, lorsque quatre condamnés à mort ont été pendus alors que leurs procès en appel étaient encore en cours. Avant ce cas, aucune exécution n’avait eu lieu depuis 2006.

© Source : La Nouvelle Vision

 

 

 

 
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