Opération épervier : Atangana Mebara, en attendant la Cour suprême

L’ex-SGPR n’a pas été revu au tribunal ces dernières semaines

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La procédure est la plus ‘’vieille’’ en souffrance devant  le tribunal criminel spécial (TCS. Elle est appelée pour la première fois en mars 2014 devant la juridiction de jugement. Depuis lors, elle a connu un cours émaillé de plusieurs entorses de procédure et de suspensions prolongées. Trois raisons principales peuvent expliquer cette durée. Au commencement était l’absence des avocats d’Atangana Mebera Jean Marie.

En effet, l’ancien Secrétaire général de la présidence de la république avait constitué pour conseils les avocats de la Compagnie Boeing. Malgré la diligence du Ministère public auprès sa hiérarchie (Minjustice-Ndlr) et du Minrex, les avocats américains sollicités par l’ex-Sgpr pour la défense de ses intérêts ne feront pas le déplacement de Yaoundé. La deuxième entorse est plutôt procédurale. L’accusé Atangana Mebara ayant plaidé non coupable  avait choisi ses moyens de défense prévus et encadrés par l’article 366 du Code de procédure pénale. Pour ce faire, il avait choisi de ‘’Ne faire aucune déclaration’’.

Le choix de cette option ‘’fermait la porte’’ à toutes les parties au procès de poser les questions à l’accusé. Cependant, l’accusé et ses deux avocats camerounais, Me Assira et Ekani vont tenter un revirement, mieux un rétropédalage pour  une nouvelle option de défense, à savoir, déposé sous serment. Le tribunal va tout simplement  rejeter leur demande. Malgré tous les arguments juridiques avancés par les défendeurs, le tribunal reviendra sur sa décision. Sur ces entrefaites, Me Assira et Avocats vont se déconstituer. La place laissée vide est occupé par Me Alice Kom. Mais après quelques apparitions à l’audience, elle va disparaître du prétoire.

Me Assira et Ekani, faire contre mauvaise fortune bon cœur,  vont regagner le banc de la défense. S’ensuit alors, un échange épistolaire peur confraternel entre le collectif des avocats de l’Etat et ceux du ministre Atangana Mebara. La troisième cause, et non la moindre, est  la santé fragile du célèbre pensionnaire de Kondengui. Au cours de ses années de détention, il a connu plusieurs séjours  d’internement dans les hôpitaux. A ces trois causes de ‘’lenteur’’ de la procédure, est venu se greffer  la demande sursis à statuer en attendant la décision de la Cour suprême sur l’audition de ses témoins américains.

Albatros quand tu nous tiens !!!

Le procès en cours depuis quelques années devant le TCS est la disjonction d’une procédure qui a déjà envoyé plusieurs victimes derrière les barreaux. Bref, l’histoire  commence le 02 mai 2003.Le transfert sur instructions du nouveau Secrétaire général de la présidence de la république , Atangana Mebara Jean Marie, et du ministre des Finances Meva’a M’Eboutou Michel, de la deuxième partie des fonds, soit la somme 5.000.000 USD, l’équivalent de 3.845.000.000 Fcfa, dans le compte  de la Compagnie Boeing à la ‘’THE JP Morgan Chase Bank’’ New-York comme additif à l’acompte de 31.000.000 USD déjà versé pour l’acquisition du ‘’BBJ-2’’ neuf par l’Etat camerounais. Selon le Parquet général, cette somme a été utlisée pour supporter les loyers et autres charges issues du contrat de ‘’leasing’’ d’un vieil avion baptisé ‘’ALBATROS’’.

A l’entame de la procédure, Mendounga Jérôme, Ambassadeur  du Cameroun à Washington à l’époque des faits,  était accusé de détournement de deniers publics en coaction  de la somme de 3.875.000.000 Fcfa au préjudice de l’Etat du Cameroun.  Terrassé par la maladie, l’Ambassadeur  a rendu l’âme en novembre 2014 laissant Atangana Mebara seul dans le box des accusés.  L’ex-Sgpr était absent à la dernière audience présidée par le président Wanki. L’audience a été suspendue. La cause est remise le 16 mars 2016

© La Nouvelle Expression : Charles-Olivier Mbami

 

 

 
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