Lutte contre Boko Haram : Les artistes entre dans la danse

A travers le projet « Don’t touch my cameroon»,  lancé  à Douala il y a quelques jours, ces derniers veulent contribuer à leur manière à la lutte contre Boko Haram.«Don’t touch my cameroon est né d’un constat. J’ai vu l’horreur de la guerre dans mon pays et je n’ai pas voulu rester indifférent. J’ai partagé mon projet avec Alain Yuk qui a accepté le projet et  à penser pour le rendre porteur qu’on associe tout le monde, tous les artistes des différentes régions du pays».  

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C’est par cette déclaration qu’’Alexis Prigas l’un des porteurs  du projet «D’ont touch my Cameroon» qui vient de voir le jour à Douala, a justifié l’existence de cette vaste campagne contre les actes terroristes de Boko Haram.

Il est question pour lui et le collectif de 19 artistes  qui soutiennent cette initiative de porter les cris du Cameroun partout ailleurs, pour inviter les uns et les autres à mettre fin à la guerre. «Nous les artistes voulons faire savoir aux soldats  qui se battent au front qu’ils ne sont pas seuls et  à nos frères  de l’extrême Nord traumatisés que nous partageons leurs douleurs», ajoute Alexis Prigas qui remercie ses confrères musiciens pour leur rapide adhésion à ce projet.

Passant de la parole à l’acte, ce collectif constitué de 19 musiciens et artistes vient de commettre un hymne contre Boko Haram. Plus de 1000 exemplaires de ce compact disk seront distribués gratuitement dans presque tout le Cameroun d’ici mai 2016.

En plus des cd,  des tee-shirts  estampillés «don’t touch my Cameroon» seront distribués dans les dix régions. Le collectif ambitionne aussi organiser des concerts musicales pour fédérer tous les camerounais autour de ce projet.

«On peut bien s’aménager  un chez-soi ailleurs. Mais, ce ne sera jamais le Cameroun qui est le chez nous», déclare l’artiste musicienne Gaël Wondje, membre de ce collectif. Une assertion partagée par l’artiste Boudor qui pense lutter contre la violence avec sa voix et l’amour «je suis un artiste engagé associer ma voix et mon image à cet hymne à la paix est un devoir patriotique. La violence doit disparaître de notre monde», déclare-t-il.

Conscient du fait qu’ils n’iront pas au front comme les soldats, le collectif entend utiliser la voix pour combattre ce fléau. «A travers la musique, on peut passer beaucoup de messages. Nous voulons  sensibiliser les jeunes, leur parler  des méfaits du terrorisme».

Pour atteindre toutes les couches de populations les plus éloignées des agglomérations urbaines, le collectif entend  ventiler plus de 6000 messages téléphoniques (Sms) au courant de cette vaste campagne.

Bien que limiter sur le plan financier, ces derniers comptent sur la bonne volonté de tous pour réaliser cette initiative.

Parmi  les artistes  engagés dans cette initiative, on peut compter  Charli Champi, le groupe Tizeu No name Cruz, Armand Biyag, France Bitanga, N’Da Boro, Geo Masso, Fançois Misse Ngo, Sallé Njohn, Henri Dikongue pour ne citer que ceux-ci.

© La Nouvelle Expression : Herv� Villard Nji�l�

 

 

 
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