Guerre contre le terrorisme Boko Haram : la peur change de camp

Même si les attentats-suicide n'ont pas cessé, constat est fait que depuis le début de l'année 2016 l'armée camerounaise remporte des succès importants contre la secte islamiste.
 

Il ne se passe plus de semaine sans que l'armée camerounaise mène une offensive avec succès contre la secte terroriste Boko Haram. Les 23 et 24 février derniers par exemple, au cours d'une opération spéciale des forces de défense et de sécurité camerounaises, placées sous la bannière du secteur 1 de la Force multinationale mixte, ont attaqué des positions de Boko Haram à Kumshe sur le territoire nigérian. Selon le ministre de la Communication, 92 terroristes ont été neutralisés du matériel de guerre lourd et des camps détruits.

Quelques jours plus tôt, Issa Tchiroma Bakary indiquait que les forces de défense et de sécurité ont mené contre les unités du groupe terroriste Boko Haram dans la zone de Ngoshe située en territoire nigérian, à une quinzaine de kilomètres de la localité d'Ashigashia dans la région de l'Extrême-Nord, en collaboration avec l'État-Major des forces armées nigérianes. Ces opérations, qui se sont déroulées entre le 11 février 2016 au matin et le 14 février 2016 au soir, se situent dans le cadre de l'opération dite « Arrow Five » placée sous la bannière de la Force Multinationale Mixte regroupant les cinq pays de la ligne de front.

« Il ne vous échappe pas en effet que, littéralement défaites sur le terrain des opérations strictement militaires menées sans répit par l'armée camerounaise, les hordes criminelles de Boko Haram ont opté au cours de la seconde moitié de l'année 2015, pour une tactique d'attentats suicides visant des populations civiles innocentes.  Déjà au début de la même année, il avait été noté que, profitant d'incursions sporadiques sur le territoire camerounais, ces mêmes terroristes avaient entrepris d'enfouir des engins explosifs improvisés sur les itinéraires principaux des zones d'engagement de nos Forces de Défense, afin de mettre à mal leur mobilité », explique Issa Tchiroma.

La ville de Ngoshe au Nigeria a été  identifiée de façon formelle comme l'un des postes de commandement de Boko Haram abritant ses usines de fabrication de bombes et de mines. Ce poste de commandement servait également d'officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à l'occasion des attentats-kamikaze. Une fois le renseignement consolidé, les Forces Spéciales camerounaises ayant obtenu l'aval du commandement nigérian ont lancé l'assaut contre les positions de Boko Haram, avec à la clé, un important soutien de l'allié nigérian au plan du renseignement et de la coordination opérationnelle.

Au cours de cet assaut victorieux qui a engagé une expertise de très haut niveau de nos forces spéciales, 162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés, 4 usines de fabrication de mines artisanales démantelées, desquelles ont été récupérées 5 mines déjà prêtes à l'emploi, des centaines de contenants d'explosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs.

Toujours à la faveur de cette offensive, un centre d'entrainement précédemment identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis, dont deux mitrailleuses lourdes de 12,7 millimètres, trois mitrailleuses de 7,62 millimètres, un lance-roquettes de type RPG7, douze fusils d'assaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, une mitrailleuse à gaz, des dizaines d'armes de traite et une centaine de fusils factices d'entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres, ainsi que des groupes électrogènes, d'une même famille, ont été libérés par nos troupes au cours de cette opération, et ramenés à l'intérieur du territoire national.

Quotidieneconomie.com

 
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau