Actus

Le palmarès des pires bavures du Pentagone

"Personne n'a jamais vanté l'efficacité du Pentagone. Mais même ceux qui essayaient de justifier ses bavures et sa prodigalité ont éprouvé une honte terrible", a-t-il souligné.

Preuve à l'appui, le chroniqueur de l'agence Bloomberg a cité plusieurs exemples de dépenses irrationnelles et impulsives de la part du Département de la Défense des États-Unis. En voici le palmarès.

En décembre dernier, des analystes de l'agence de presse ProPublica ont dressé la liste des projets américains menés en Afghanistan que l'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Afghanistan (SIGAR) considérait comme inutiles ou douteux, voire comme un pur gaspillage, étant donné que leur montant total s'élève à 17 milliards de dollars. La Cour des comptes américaine a à son tour indiqué que la moitié des biens de l'inventaire du service logistique du Pentagone, estimés à 14 milliards de dollars, était devenue obsolète et inutilisable.

En mars dernier, le journal américain Washington Post a en outre révélé que le Pentagone ne parvenait pas à localiser une cargaison de munitions envoyée au Yémen, dont le montant s'élevait à 500 millions de dollars et dont une partie non négligeable aurait été détournée par le fils de l'ancien président.

Tous ces incidents, poursuit M. Harshaw, pourraient être liés aux vicissitudes de la guerre en Afghanistan, en Irak ou au Yémen, mais le missile envoyé à Cuba, un pays sanctionné par les États-Unis, constitue sans aucun doute un signe alarmant pour le gouvernement américain.

Les bavures commises par le Pentagone, poursuit le chroniqueur, ne s'arrêtent pas là, loin s'en faut. Ainsi, l'année dernière un laboratoire militaire situé dans l'Etat de l'Utah a envoyé par mégarde des enveloppes contaminées au bacille du charbon à des destinataires américains et étrangers. Quelques mois après, des échantillons de peste noire ont été retrouvés sur des enveloppes expédiées par une base militaire de l'État du Maryland.

En septembre 2013, plusieurs drones de surveillance américains ont été "perdus" soit en Afghanistan, soit sur le chemin du retour aux États-Unis. Huit mois plus tard, ils ont été retrouvés, par hasard, dans l'État du Texas.

En 2014, une entreprise militaire privée, ayant signé un contrat de 305 millions de dollars avec le Pentagone en vertu duquel elle s'engageait à expédier aux États-Unis 27.000 véhicules, n'est pas parvenue à en trouver une partie non négligeable dans sa base de données. Ainsi, 70% des voitures ont disparu ou ont été livrés avec un retard considérable.

En 2006, quatre têtes de missiles dotés d'ogives nucléaires ont été envoyées par inadvertance à Taïwan ainsi que plusieurs fusibles électriques pour missiles balistiques intercontinentaux.

En 2007, un bombardier de type B-52 doté de six ogives nucléaires a survolé pendant plusieurs heures le territoire des États-Unis. Dans un rapport secret dévoilé par la suite, le Pentagone estimait ne pas être en mesure de suivre simultanément les centaines de missiles de son arsenal nucléaire.

En guise de conclusion, M. Harshaw a souligné que le Congrès des Etats-Unis devait rapidement mettre en cause les services de transport du Pentagone, sans quoi les Castro se verront livrer de nouveaux Hellfire.

 

Sputniknews

Tournoi de qualification olympique de volley: Egypte-Cameroun en demi-finales

Dans le groupe B, les deux tickets pour le carré d’as sont revenus à l’Algérie et au Cameroun, vainqueurs respectivement de la RD Congo et Nigeria sur le même score (3 sets 0)

Egypte – Cameroun d’une part, et Algérie – Tunisie d’autre part, sont les affiches des demi-finales du Tournoi de qualification olympique de volley-ball masculin pour les Jeux olympiques (JO) 2016, à l’issue de la phase de poules qui a pris fin samedi à Brazzaville, au Congo.

Dans le groupe A, l’Egypte a terminé à la 1ère place grâce à sa victoire sur la Tunisie (3 sets 0) dans ce qui était la «finale» du groupe. Les «Pharaons», auteurs d’un carton plein (2 victoires en 2 matches), seront accompagnés en demi-finale des «Aigles de Carthage», classés 2e. Le pays hôte, le Congo, qui a perdu toutes ses deux sorties, est éliminé.

Dans le groupe B, les deux tickets pour le carré d’as sont revenus à l’Algérie et au Cameroun, vainqueurs respectivement de la RD Congo et Nigeria sur le même score (3 sets 0), lors de la 3e et dernière journée.

Avec trois succès en autant de matches, la sélection algérienne termine en tête du groupe, suivie de son homologue camerounaise qui s’est bien reprise après le revers subi face aux «Fennecs».

En demi-finales lundi, l’Algérie fera face à la Tunisie et l’Egypte sera opposée au Cameroun. A l’issue de la finale prévue mardi, le vainqueur du tournoi sera qualifié d’office aux JO de Rio, alors que les 2ème et 3ème au classement final auront une seconde chance, à l’occasion du tournoi intercontinental, prévu fin mai prochain au Japon.

Cameroun – Infrastructures ferroviaires : De nouveaux investissements en vue

 

De nouveaux investissements en vue |

De nouveaux investissements en vue |

Les membres du Comité interministériel en charge de ce secteur ont planché hier à Yaoundé sur les aspects à prioriser. Le Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (Comifer) a tenu sa 23e session ordinaire hier. Sur la table des membres réunis au ministère des Transports (Mint) sous la houlette du ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o, dix principaux points à examiner. Parmi les sujets saillants, le programme quinquennal des investissements ferroviaires pour la période 2016-2020 (Pq2), le programme quinquennal n°1 (Pq1) arrivé à expiration et le patrimoine roulant de Camrail.

La session qui a duré près de 4h a été consacrée à l’état d’avancement des travaux du comité ad hoc interministériel chargé de l’élaboration du programme quinquennal des investissements ferroviaires de l’Etat et du concessionnaire Camrail et à l’évaluation du processus de recherche de financements pour les 15 voitures à voyageurs, les cinq modules autorails et les trois locomotives pour l’activité de transport des voyageurs. Le remboursement des sommes engagées par Camrail pour les travaux supplémentaires de maintenance de la zone Pq1 exécuté de 2009 à 2014 ainsi que les mesures de sécurisation des transports ferroviaires figuraient aussi à l’ordre du jour.

Au sortir des assises qui se tenaient à huis clos, le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o a exprimé sa satisfaction quant aux actions menées par Camrail sous le contrôle de l’Etat dans le sens d’améliorer le service. Notamment en ce qui concerne les investissements, le développement des activités ferroviaires, l’acquisition de nouvelles locomotives entre autres. Il a relevé qu’en dehors du bilan du Pq1, le Comifer a examiné les perspectives du Pq2 qui s’étendra de 2016 à 2020. Mais d’après le ministre, le chantier est encore énorme : « Le Cameroun doit abriter deux évènements sportifs majeurs que sont les Can 2016 et 2019. Tout sera fait pour que nous puissions valablement honorer ces échéances en matière de transport et surtout de transport ferroviaire », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Camrail pense déjà aux priorités du deuxième quinquennat. « Nous allons mettre un accent particulier sur le bien-être des voyageurs tout en veillant sur le respect de nos engagements envers l’Etat », a assuré Sali Hamadou, président du conseil d’administration de Camrail. Pour l’heure, le montant du plan quinquennal n°2 est en débat. « A l’issue des discussions, nous déterminerons la part à apporter par l’Etat et celle de Camrail », a-t-il conclu.

Source : © Cameroon Tribune

Par Michèle FOGANG

Les Camerounais face à de graves pénuries d'eau

Il n'est pas rare de voir les populations des grandes métropoles camerounaises courir ça et là avec des bidons ou des bassines sur la tête ou encore de longues files d'attente aux coins d'eau ou de sources. Cela signifie que dans ces zones urbaines voire rurales, des Cameounais pâtissent des coupures régulières et prolongées d'eau

Il n'est pas rare de voir les populations des grandes métropoles camerounaises courir ça et là avec des bidons ou des bassines sur la tête ou encore de longues files d'attente aux coins d'eau ou de sources. Cela signifie que dans ces zones urbaines voire rurales, des Cameounais pâtissent des coupures régulières et prolongées d'eau.

Ils sont obligés de se procurer des moyens d'approvisionnement de fortune pour se ravitailler en eau, quitte à utiliser parfois de l'eau souillée et dangereuse pour la santé. « Avec mon véhicule et mes bidons, je m'approvisionne deux à trois fois par semaine à la borne fontaine. Cela devient intenable, surtout pour un ménage de plusieurs personnes comme le mien,» raconte Rémy Zoua Oloa, professeur de lycée habitant de Bastos, un quartier résidentiel de Yaoundé. Pour d'autres comme, Cyrille Beyene, les nuits sont des moments de veille interminable dans l'attente du précieux liquide. « Mes enfants et moi restons éveillés jusqu'à 3 et 4 h du matin pour attendre que l'eau revienne. Ici à Okui, l'eau est coupée en journée et ne revient que tard dans la nuit. »

La solution

Sur la question, le directeur général de la Cameroon water utilities corporation, Camwater, qui présidait l'ouverture de la session annuelle du comité de suivi des contrats d'affermage et de concession dans le secteur de l'eau en milieu urbain et périurbain, a assuré que « les quantités d'eau produites n'ont pas diminué. L'eau potable produite a augmenté cette année avec l'apport de l'usine sur la Mefou à Nkolbison. Et elle devrait encore augmenter d'ici la fin du mois de janvier 2016, grâce à la mise en fonction de la nouvelle station à Akomnyada, que la Camwater a financé sur fonds propres. »

Pour Jean William Sollo, la pénurie est due à la chaleur et à la poussière. Pendant cette période, l'usage de l'eau surcroît alors que la production est statique. Dans le même temps, il a été observé que les ressources alternatives que certains ménages utilisent habituellement, notamment des puits et autres forages s'assèchent du fait de la rudesse du climat. Conséquence, ces ménages se rabattent sur l'eau produite par Camwater.

Des explications loin d'étancher la soif et l'indignation des populations qui, comme à l'accoutumée, reçoivent leurs factures de consommation d'eau. « Comment peut-on nous servir des factures alors que nous n'avons plus d'eau depuis plusieurs semaines ! », s'indigne PaulineT., du quartier Anguissa.

Pour Brahim Ramdane directeur général de la Camerounaise des Eaux, CDE, il est primordial de revenir à la méthode de rationnement en eau. « Nous avons déjà préparé un planning qui sera finalisé dans les prochains jours et qui sera publié par les canaux de la presse pour information des ménages, ». Le DG a assuré que le rationnement sera effectif dans les villes de Yaoundé et de Douala, ensuite dans les chefs-lieux de département, puis dans tous les arrondissements. Pour la satisfaction des ménages rien n'est certain au vu des conséquences que cette pratique pourrait avoir.

Beaucoup de milliards et très peu d'eau

La Camwater en charge de la gestion des infrastructures de production d'eau potable au Cameroun, a élaboré un programme d'investissement en 2008. Ce programme a pour objectif de porter le taux de desserte de 33% en 2008, à 50% à l'horizon 2015 et 60% à l'horizon 2035 à travers la réhabilitation et le renforcement des équipements de production d'eau potable et la construction de nouvelles infrastructures. Il s'agit aussi de connecter 350 000 abonnés supplémentaires à la Camerounaise des Eaux (CDE), société chargée de la production, la distribution et la commercialisation de l'eau. Evalué à 400 milliards de F CFA, ce programme est financé par les prêts et les dons accordés par les bailleurs de fonds et les partenaires au développement, ainsi que par les subventions de l'Etat.

A ce jour, plus de 300 milliards de F CFA ont déjà été mobilisés auprès des partenaires tels que la Banque mondiale, l'Agence française de Développement, la Banque Européenne d'Investissement, la Banque Africaine de développement, Eximbank of China, et Dexia Bank de Belgique.

Ainsi, Camwater s'emploie depuis 2009 à augmenter la capacité de production dans les 106 centres de traitement et de pompage d'eau que gère la CDE à travers le pays. La construction de l'usine d'Ayatto, non loin de Douala, livrée en 2010 pour une production supplémentaire de 100 000 m3, en plus des 200 000 m3 produits chaque jour ; la réhabilitation de l'usine de la Mefou ou la densification de celle d'Akomnyada, ainsi que 52 centres urbains dans les 10 régions du pays s'inscrivent dans ce cadre.

Mais le ministre de l'Eau et de l'Energie, Basile Atangana Kouna, précise que « seul l'aboutissement du projet Sanaga viendra durablement, voire définitivement résoudre le problème d'eau de Yaoundé et ses environs. » D'un coût de près de 400 milliards de F CFA, le projet vise la production d'eau potable à partir du fleuve Sanaga. Une convention de financement a eu lieu le 29 janvier 2015 entre le Cameroun et Eximbank-China. Le projet devrait se dérouler sur trois ans. A terme, Yaoundé et ses environs espèrent une autonomie en eau potable d'au moins 30 ans.

Gaspillage à grands flots

Dans plus d'un quartier de Yaoundé, des tuyaux cassés depuis de longs mois laissent couler en continu le précieux liquide dans la nature. Alors que plusieurs ménages en sont privés. Les habitants du quartier Melen, au lieu dit Snec-Emia, ont des problèmes d'eau depuis environ deux mois. Le principal tuyau qui ravitaille les ménages, est cassé à sa base.

Depuis, il coule une grande quantité d'eau sur la chaussée, entraînant avec elle des déchets de toutes sortes : emballages en plastique, cartons et autres déchets ménagers. «Cette eau nous cause trop de problèmes. Non seulement elle gâte la route, mais les habitants, notamment les enfants, les malades et les personnes du 3è âge, ont de la peine à circuler. Même les personnes valides doivent faire de la gymnastique pour traverser. Cela abime également les maisons, » raconte Yannick, étudiant à l'université de Buéa.

Chantal Bonono, chargée de cours à l'université de Yaoundé I, renchérit : « Je n'ai pas trop le choix. Malgré mon mal de pied, je suis obligée de sortir. Je ne peux pas passer mes journées à la maison. C'est depuis le mois de novembre que nous souffrons avec cette eau !».

Un riverain, qui a requis l'anonymat, en porte des séquelles. Le 1er janvier 2016, quand nous l'avons contacté à son domicile, son coude gauche avait encore des blessures non cicatrisées. « Vous n'avez qu'à constater les dégâts. C'est regrettable ! Non seulement c'est le quartier qui est pénalisé, mais la route aussi. Et pas plus tard qu'avant-hier (mercredi 30 décembre 2015, NDLR), je me suis renversé (tomber à terre, NDLR). Regardez mon coude. A force de couler, l'eau laisse une mousse glissante. Je ne suis pas le seul à me renverser là, » confie-t-il.

La grande quantité d'eau qui coule dans la nature n'est pas sans graves répercussions. Les ménages sont privés de l'eau courante à cause de la faible pression dans les robinets. « Par le passé, on se lavait normalement, mais maintient, il faut faire des réserves d'eau, » indique notre source. Le malheur des uns fait le bonheur des ménages démunis. Le point de rupture du tuyau constitue le lieu de ravitaillement pour les habitants du quartier et même d'ailleurs.

De jour comme de nuit, ils sont nombreux à prendre d'assaut ce point d'eau avec des récipients, dans le but de stocker de grandes quantités. Les 24 et 31 décembre derniers, l'affluence était à son comble. Ils étaient encore plus nombreux à vouloir recueillir le précieux liquide. «Nous ne voulons pas qu'on l'arrange rapidement parce que ça nous aide pour les travaux ménagers et pour boire. Le jour de noël, il y avait beaucoup des gens ici pour puiser de l'eau. Nous n'avons plus à faire des kilomètres pour aller chercher l'eau à la source. On peut en puiser ici à toute heure», se réjouit Amira, 11 ans, élève en classe de 5è.

Factures exorbitantes

Les démarches entreprises par les populations pour que la situation soit réglée sont restées vaines. «A trois reprises, je suis allé signaler à la Camwater à Obili. La dernière fois, c'était le 27 décembre, où j'ai même levé le ton. On a délégué une équipe qui est venue avec moi sur place. Ils ont dit qu'ils allaient faire le devis pour le matériel et sont repartis. Mais jusqu'à présent, alors qu'on s'était donné rendez-vous le lendemain, ils ne sont plus revenus.», dénonce notre source.

Melen, quartier populaire de la capitale camerounaise n'est pas le seul quartier où les tuyaux sont cassés et où de grandes quantités d'eau sont perdues dans la nature. Des quartiers comme Biyem Assi et autres connaissent le même sort. Les tuyaux qui desservent ces quartiers ont été installés depuis plusieurs années et n'ont, pour la plupart, pas vraiment étaient entretenus et encore moins remplacés par du neuf.

Afrique Actualité

Un Nigérian créé un réseau social pour lutter contre l'islamophobie

Avec ambition de favoriser la discussion entre croyants modérés.

Ces dernières semaines, le monde à connu une vague de sentiment anti-musulmans. Aux Etats-Unis, le candidat à la primaire républicaine Donald Trump a provoqué un tollé en soumettant l'idée de fermer temporairement les frontières américaines aux citoyens musulmans après l'attaque de San Bernardino. En France, également, de nombreux actes islamophobes ont éclaté après les attaques du 13 novembre à Paris. Et les exemples du même type sont nombreux à travers le globe.

C'est pourquoi un jeune nigérian, Yusuf Hassan, basé au Royaume-Uni a choisi de créer un réseau sociale pour lutter contre l'islamophobie, comme le rapporte le site américain Quartz. Le nom du réseau social en question: Tutlub. Les utilisateurs de cette plateforme réservés aux musulmans peuvent y renseigner leur profil religieux pour entrer en contact selon leurs affiliations à tel ou tel courant de l'Islam.

"Notre travail et de fournir un médium pour les musulmans qui aiment poster et s'engager sur des contenus religieux, mais ne peuvent pas le faire à cause de la peur d'être labelisés comme islamistes", explique Hassan à Quartz. 

Le fondateur de Tutlub, qui avait déjà créé dans le passé plusieurs applications dédiés aux musulmans, notamment une webradio, espère que son réseau social permettra d'éviter la radicalisation de musulmans modérés par des fondamentalistes grâce à un plus grand échange entre croyants de divers horizons. Une noble mission.

Slate Afrique

Opération Epervier. 15 ans de prison pour Atangana Mebara

Mercredi dernier, la haute juridiction a confirmé la peine infligée par la Cour d'appel à l'ex-Sg/Pr.

La Cour suprême a clos, mercredi dernier, l'affaire de l'avion présidentiel en ce qui concerne Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secrétaire général de la présidence de la République. « Pourvoi non fondé. Moyens de cassation non justifiés. Il convient de les rejeter », a déclaré d'une voix monocorde Daniel Mekobe Sone, le premier président de la Cour suprême, prononçant ainsi son verdict. Traduction de cette décision : la Cour suprême maintient Atangana Mebara dans les termes de sa condamnation à 15 ans de prison infligée par la Cour d'appel du Centre.

En effet, le cas Atangana Mebara aura connu ces 13 derniers mois un traitement particulier au sein de la haute juridiction. Le 25 novembre 2014, Jean-Jacques Bikoue, à l'époque rapporteur au sein de la section spécialisée de la Cour suprême propose dans son rapport que la peine infligée à Atangana Mebara par la Cour d'appel du Centre le 8 octobre 2012 soit annulée. Pour motiver cette proposition, le conseiller Bikoue relevait que la Cour d'appel n'était plus habilitée à statuer sur cette affaire car à cette périodelà, la loi sur le Tribunal criminel spécial était déjà entrée en vigueur.

Et celle-ci prévoit en son article 11 que les affaires jugées en premier ressort ne peuvent faire l'objet que d'un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Marc Ateba Ombala qui dirigeait à l'époque cette section spécialisée de la Cour suprême renvoie, à la demande du parquet, le verdict au 23 décembre 2014. Le 18 décembre 2014, quelques jours avant la date prévue pour rendre la décision, la Cour suprême connait des changements. Le conseiller Bikoue qui a proposé un rapport favorable à Atangana Mebara a un décret à lui tout seul qui le nomme comme chef du centre de documentation du ministère de la Justice. Il quitte la Cour suprême. L'audience du 23 décembre 2014 ne peut donc avoir lieu. Par la suite, de nouveaux magistrats sont nommés au sein de la section spécialisée. Entre autres, Ateba Ombala est remplacé par Jean-Pierre Mvondo Evezo'o.

Théodore Mbenoun

L'affaire est rappelée dans sa nouvelle composition collégiale en juillet 2015. Atangana Mebara récuse Mvondo Evezo'o. Celui-ci est écarté. Le premier président lui-même se saisit du dossier. Le 12 novembre l'affaire est appelée à la Cour suprême par Mekobe Sone pour être jugée. Me Assira n'est pas là. Atangana Mebara demande un report de la cause. Renvoyée au 9 décembre, Me Assira n'est toujours pas là. Il est hospitalisé depuis quelques semaines en Belgique. Atangana Mebara tient à avoir Me Assira qui l'a défendu dans ce dossier pendant sept ans. Il demande un autre renvoi. On le lui accorde.

Mais ce sera un renvoi ferme cette fois-ci. Mercredi, 6 janvier, Me Assira ne s'est toujours pas présenté. Son état de santé ne s'étant pas amélioré. Théodore Mbenoun, le nouveau rapporteur a donc lu son rapport. Sur l'incompétence de la Cour d'appel à connaitre de cette affaire, ce magistrat souligne contrairement à son collègue qui a préalablement examiné ce dossier, que cet argument est irrecevable. Pour rejeter ce moyen de cassation, Theodore Mbenoun affirme que le texte sur le Tcs cité par les conseils de l'accusé Mebara pour soutenir leur demande n'a pas été retranscrit intégralement dans leur mémoire. Et l'avocat général de renchérir : « La reproduction du texte doit être complète. On ne peut produire un texte en utilisant les pointillés. Cette erreur rend le moyen irrecevable », affirme le représentant du parquet général.

En réaction, Me Abega du cabinet Ebanga Ewodo, conseil d'Atangana Mebara s'interroge ?  « Faut-il à tout prix que quelqu'un soit condamné au nom d'une virgule, au nom des points de suspension ? ». Amer, l'avocat emprunte au bâtonnier Charles Tchoungang dans son ouvrage « De l'impossible justice au Cameroun » et cite : « Au moment du bilan, ils (les juges, Ndlr) seront les seuls à devoir répondre des décisions arbitraires par eux rendus pour faire plaisir au prince et mériter une bonne carrière ». Une phrase qui n'a pas laissé le premier président de la Cour suprême impassible : « Je suis en fin de carrière avec tous les grades depuis bientôt 10 ans. Je n'ai pas attendu les bonnes décisions du prince », rétorque le successeur d'Alexis Dipanda Mouelle. « Quel est l'héritage que vous laisserez à vos enfants ? Quand vos jeunes collègues liront les décisions que vous allez entreprendre que diront-ils ? C'est le Cameroun qui doit être votre préoccupation principale. Les individus passeront. Mais le Cameroun restera », souligne Atangana Mebara.

camernews.com

Libye: pourquoi la France a-t-elle soutenu la rébellion?

Le département d'Etat américain a publié une nouvelle série de lettres de l'ex-chef de la diplomatie US Hillary Clinton concernant la rébellion libyenne de 2011.

Ces nouveaux documents semblent jeter un peu plus de lumière sur les raisons ayant poussé les pays occidentaux, dont la France, à s'engager dans le conflit libyen aux côtés des anti-Kadhafi. Ainsi, une lettre reçue par Mme Clinton le 2 avril 2011 cite des données obtenues auprès de sources proches de la famille Kadhafi selon lesquelles le gouvernement libyen de l'époque disposait de 143 tonnes d'or et du même volume en argent.

"Cet or a été accumulé avant le début de la rébellion en cours et était destiné à la mise en place d'une monnaie panafricaine basée sur le dinar or libyen qui devait fournir aux pays africains francophones une alternative au franc français", indique l'auteur de la lettre retranché sous le pseudonyme "Sid".

Selon lui, le projet visant à instaurer une monnaie panafricaine a été découvert par le renseignement français "juste avant la rébellion" et figurait parmi les facteurs ayant poussé la France, dirigée à l'époque par Nicolas Sarkozy, à prendre part à l'opération libyenne.

 

L'interlocuteur de Mme Clinton ajoute que la décision de M.Sarkozy s'expliquait par plusieurs raisons, dont la volonté d'accroître la part française dans la production pétrolière libyenne et de renforcer l'influence de Paris en Afrique du Nord.

Dans le même temps, le chef de la République cherchait à "améliorer sa popularité en France" ainsi qu'à donner à l'armée française une occasion de "réaffirmer sa position dans le monde".

La rébellion libyenne de 2011, soutenue par l'Otan, a débouché sur le renversement du régime de Mouammar Kadhafi qui gouvernait le pays depuis 1969. Depuis sa chute, deux gouvernements rivaux, l'un dans l'Est reconnu par la communauté internationale et l'autre siégeant à Tripoli, se disputent le pouvoir.

Les groupes djihadistes, dont l'Etat islamique ou Daech, ont profité du chaos qui règne en Libye pour s'implanter dans le pays.

 

Sputniknews

Diplomatie : Les pays africains aux cotés de Ryad dans son bras de fer avec Téhéran

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari à Téhéran le 14 décembre 2015 | © AFP / ATTA KENARE

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari à Téhéran le 14 décembre 2015 | © AFP / ATTA KENARE

En soutien à l’Arabie saoudite dans son bras de fer avec l’Iran, suite à l’exécution d’un activiste qui a semé des troubles en Arabie saoudite, plusieurs pays africains ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec Téhéran.

Mercredi, la république de Djibouti a décidé d’emboîter le pas au Soudan et à la Somalie, qui avaient déjà tourné le dos à toute coopération avec l’Iran.

De sa position stratégique, Djibouti constitue un partenaire de choix pour tout pays désirant s’ouvrir vers l’océan indien.

Téhéran perd ainsi un partenaire de choix à cause de son bellicisme non justifié à l’égard de Ryad

En procédant ainsi, Djibouti n’a fait qu’imiter la Somalie qui avait rompu toute coopération avec l’Iran.

Dans la foulée, Mogadiscio avait expulsé tous les diplomates iraniens en poste dans le pays.

Mais ce qui semble le plus affecter Téhéran dans sa croisade contre Ryad, c’est sans doute le fait que l’un de ses alliés stratégiques sur le continent, en l’occurrence le Soudan ait décidé lui aussi de se ranger du côté de l’Arabie saoudite.

Khartoum a effet coupé ses relations diplomatiques avec Téhéran en solidarité avec l’Arabie Saoudite.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a confirmé, dans une déclaration officielle publiée lundi dernier, qu’il expulserait l’ambassadeur iranien à Khartoum pour protester contre l’attaque de l’ambassade saoudienne à Téhéran.

« Le Soudan condamne fermement l’attaque brutale de l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran. A travers de tels actes, l’Iran a violé le droit international, » lit-on dans le communiqué.

‘’ Par conséquent, nous avons décidé de rompre immédiatement nos relations diplomatiques avec l’Iran, ‘’explique le document.

Khartoum a, dans la foulée ordonné à la mission diplomatique iranienne de quitter le royaume dans les 48 heures.

Nimr Al-Nimr fait partie des 47 personnes exécutées en Arabie Saoudite samedi pour des activités liées au terrorisme, une situation qui a déclenché des protestations violentes en Iran avec la mise en feu de l’immeuble abritant l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran.

L’Iran a choisi de manifester par des actions violentes son opposition à l’exécution du terroriste Nimr Al-Nimr.

D’autres soutiens à Ryad dans son bras de fer avec Téhéran sont attendus compte tenu des liens forts et très fructueux de coopération que le Royaume entretient avec l’Afrique.

 © APA

Cameroun : l’ART dément l’entrée en service de la 4G

 

Zourmba Aboubakar, directeur général adjoint de l’Agence de régulation des télécommunications | DR

Zourmba Aboubakar, directeur général adjoint de l’Agence de régulation des télécommunications | DR

L’Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun a indiqué que certains aspects importants des cahiers de charges des opérateurs de téléphonie mobile sont simplement « en cours d’élaboration en vue de l’opérationnalisation effective de la 4G » qui consacre le haut débit de la connexion Internet.

En d’autres termes, et contrairement à la course aux annonces tapageuses que se livrent actuellement le sud-africain Mobile Telecommunications Networks (MTN) et le français Orange, cette technologie n’est pas encore effective dans le pays.

Dans un communiqué publié jeudi, l’ART, bien que reconnaissant que les opérateurs visés, de par leurs conventions de concession respectives, sont autorisés à fournir les services de communication électroniques mobiles liés aux technologies d’accès 2G, 3G et 4G, conformément aux dispositions, précise qu’il s’emploie à l’élaboration, en liaison avec le ministère des Postes et Télécommunications à mettre en cohérence leurs cahiers de charges «en vue d’un développement harmonieux des réseaux et services de communications électroniques dans le strict respect de la réglementation en vigueur».

Dans la pratique en effet, alors que les services mobiles dits à « très haut débit » concernent les transmissions de données à des vitesses supérieures à 100 Mégabits par seconde, au Cameroun, constate l’ART, lesdits débits sont généralement inférieurs à cette valeur.

Cette mise au point, note-t-on, intervient alors qu’Orange se proclame «1er opérateur 4G au Cameroun» et que MTN, dans le même temps et à coup de campagnes publicitaires, se vante d’être le «1er réseau 4G au Cameroun».

 © APA