Billets de etudiant-ados

En Afrique, l'usage abusif des antibiotiques "tue

L'usage abusif d'antibiotiques, souvent indûment prescrits, contribue à la "résistance microbienne" aux médicaments et "tue à petit feu", ont alerté lundi des médecins africains réunis à Abidjan pour une rencontre internationale sur l'antibiothérapie.

L'usage abusif d'antibiotiques, souvent indûment prescrits, contribue à la "résistance microbienne" aux médicaments et "tue à petit feu", ont alerté lundi des médecins africains réunis à Abidjan pour une rencontre internationale sur l'antibiothérapie.

"L'augmentation du nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques est un danger (...) et pose un grave problème de santé publique en Afrique subsaharienne", a expliqué la Sénégalaise Amy Fall, directrice médicale Afrique subsaharienne francophone du groupe pharmaceutique français Sanofi.

Pour le Dr. Fall ,"l'usage inapproprié et abusif des antibiotiques obtenu à travers des ventes illicites des +médicaments de la rue+ contribue largement au développement de la résistance microbienne".

"Dans le contexte africain, on utilise à tort et à travers, pour un mal de tête, une grippe, les antibiotiques", s'est indigné de son côté le professeur Ehui Eboi, du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville à Abidjan.

"Soixante à quatre-vingt pour cent des prescriptions médicales sont constituées d'antibiotique. Chez les malades hospitalisés plus de la moitié des prescriptions sont des antibiotiques", a-t-il déploré, soulignant que ces médicaments "tuent à petit feu sans qu'on le sache".

Les médecins africains préconisent une formation des prestataires de soins sur la question.

Slate Afrique

A propos de la coopération militaire et sécuritaire française avec le Cameroun

Lettre ouverte à M. le président de la République française, François Hollande, M. le Premier ministre, Manuel Valls, M. le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc-Ayrault

Lettre ouverte à M. le président de la République française, François Hollande, M. le Premier ministre, Manuel Valls, M. le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc-Ayrault

Survie dénonçait déjà en octobre 2015 [1] le silence diplomatique français au sujet des arrestations politiques au Cameroun. Mais la perpétuation de la coopération militaire et sécuritaire ainsi que le silence complice de la France au sujet des abus liés à la lutte contre le terrorisme au Cameroun alourdissent le poids du soutien français à un régime répressif et liberticide.

Sur le site de la diplomatie française [2], on peut lire que le Cameroun tient, en tant que premier partenaire de la France en matière de coopération de sécurité et de défense, une place particulière au sein du dispositif d'architecture de paix et de sécurité en Afrique centrale et dans le golfe de Guinée. « C'est notamment via l'École d'état-major de Libreville [dans laquelle officient cinq coopérants militaires techniques] que les FFG, Forces Françaises du Gabon, forment de nombreux officiers » camerounais. En 2011, le député Michel Terrot (Les Républicains) écrivait dans un rapport [3] fait au nom de la commission des affaires étrangères sur le projet de loi autorisant l'approbation du partenariat de défense avec le Cameroun que la France « entretient avec le Cameroun une coopération de défense importante, d'un montant de 3,95 millions d'euros en 2011 […]. L'aide se traduit notamment par la mise à disposition de 17 coopérants permanents, pour l'essentiel basés à Yaoundé et par l'attribution d'une aide logistique directe de près de 300 000 euros. […] Le budget total des actions de formation de défense menées au Cameroun est de 754 000 euros. [Sans compter] la présence d'un conseiller auprès du ministre de la défense et des hautes autorités militaires ».

Cette « aide » n'empêche pas les multiples détentions abusives dans la cadre de la lutte contre Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord. Selon Amnesty International, « les forces de sécurité camerounaises ont arrêté au moins 1 000 personnes qui étaient accusées de soutenir Boko Haram » (Amnesty International, septembre 2015, p. 6), « plus de 160 personnes ont été arrêtées […] principalement des jeunes hommes âgés de 20 à 40 ans, qui s'expriment généralement en kanuri, en mandara, en hausa, en glavda ou en arabe » (Amnesty International, juillet 2016, pp. 6 et 24 [4]).

Le 31 juillet 2015, soit quelques semaines après l'escale de François Hollande au Cameroun, Ahmed Abba, correspondant-pigiste en langue hausa au nord du Cameroun pour Radio France International (RFI), est arrêté pendant un contrôle de routine à Maroua. Il est depuis abusivement emprisonné, aux côtés de trois journalistes et de deux opposants politiques originaires du Nord, le notaire Abdoulaye Harissou et le chef d'entreprise Aboubakar Sidiki.

Selon son avocat, Maître Charles Tchoungang, c'est suite à la découverte de son profil professionnel qu'il est « accusé de donner des informations aux ennemis du pays » (Reporters sans frontières, 28 juillet 2016). Il est alors transféré dans les locaux de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), à savoir les services de renseignements à Yaoundé, où il est interrogé sans avocat et torturé. Les autorités refusent pendant trois mois de dire où il se trouve avant de finir par avouer le détenir secrètement. C'est seulement le 13 novembre 2015 que sa garde à vue entre dans un cadre légal. Transféré à la prison de Yaoundé, il est enchaîné pendant un mois et, sans qu'une instruction ait été menée, le parquet le renvoie devant un tribunal militaire (RFI, 30 juillet 2016) [5].

Ahmed Abba est accusé par l'État camerounais de « complicité de terrorisme et non dénonciation des actes de terrorisme ». C'est également le cas de trois journalistes camerounais inculpés en octobre 2014, soit deux mois avant la promulgation de la loi antiterroriste le 23 décembre 2014, et qui comparaissent libres devant le tribunal militaire. Baba Wamé, Rodrigue Ndeutchoua Tongue et Félix Cyriaque Ebolé Bola, qui travaillent pour des médias camerounais, risquent un à cinq ans d'emprisonnement et une amende comprise entre 50 000 et 5 millions de Francs CFA (entre 76 et 7620 euros) s'ils sont déclarés coupables. Ahmed Abba, tombé sous le coup de la loi antiterroriste, encourt lui la peine de mort (RSF, 23 janvier 2016 [6] et Amnesty International, 8 mars 2016 [7]). Tous les quatre plaident non-coupables.

Aucun élément de fond allant dans le sens des accusations contre Ahmed Abba n'a été apporté par le rapport d'enquête préliminaire de la gendarmerie ou par l'accusation malgré la tenue de six audiences depuis l'ouverture du procès le 29 février 2016. En outre, les avocats d'Ahmed Abba ont souligné plusieurs entorses à la loi rendant l'accusation caduque : tortures physiques, détention au secret, non-respect de la présomption d'innocence et non production par le commissaire du gouvernement d'une liste de témoins à charge. Mais le président du tribunal militaire a rejeté ces exceptions de nullité, rejetant par là même les demandes de libération sous surveillance et d'abandon des charges présentées par Me Tchoungang. Ahmed Abba est convoqué à une nouvelle audience ce 7 septembre.

Pour démontrer votre « attachement aux principes démocratiques, aux libertés publiques et au respect des droits de l'Homme » dont vous vous targuez à l'envi et pour cesser d'être complices de violations de droits élémentaires, nous vous demandons de prendre position publiquement au sujet de la libération d'Ahmed Abba, en particulier, et de tous les détenus abusivement emprisonnés au Cameroun, en général. La Direction de la coopération de sécurité et de défense étant rattachée au Ministère des Affaires étrangères, nous vous demandons, tout comme pour le Gabon [8], de suspendre immédiatement toute coopération militaire et sécuritaire et de rendre publics les postes et fonctions des différents coopérants français au Cameroun.

[1http://survie.org/billets-d-afrique...

[2http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do...

[3http://www.assemblee-nationale.fr/1...

[4https://www.amnesty.org/fr/document...

[5http://www.rfi.fr/afrique/20160729-...

[6https://rsf.org/fr/actualites/les-a...

[7https://www.amnesty.org/fr/document...

[8http://survie.org/francafrique/gabo...

Survie

 

 

Afrimarket lève 10 millions € pour déployer sa plateforme e-commerce dans 6 nouveaux pays africains

(Agence Ecofin) - La start-up française Afrimarket a levé 10 millions d'euros en vue de déployer sa plateforme e-commerce dans six nouveaux pays africains, a rapporté le quotidien français Les Echos le 5 septembre.

(Agence Ecofin) - La start-up française Afrimarket a levé 10 millions d'euros en vue de déployer sa plateforme e-commerce dans six nouveaux pays africains, a rapporté le quotidien français Les Echos le 5 septembre.

«La levée de fonds va d'abord nous permettre de développer notre plate-forme e-commerce», a déclaré Rania Belkahia (photo), cofondatrice d'Afrimarket. Cette plateforme e-commerce, qui a été lancée il y a près d'un an en Côte d'Ivoire, sera d'abord déployée dans les quatre autres pays où Afrimarket opère déjà dans le domaine du transfert de fonds des migrants (le Sénégal dès octobre, puis le Cameroun, le Bénin et le Togo), puis en 2017 au Mali et au Burkina Faso. «Nous voulons devenir l'acteur de référence de l'e-commerce de l'Afrique de l'Ouest francophone», a indiqué Me Belkahia.

Dans le cadre de cette nouvelle levée de fonds, qui porte à 13 millions le total des fonds réunis depuis sa création, Afrimarket fait entrer à son capital plusieurs nouveaux investisseurs. Il s'agit notamment du  fonds d'investissement britannique Global Innovation Fund et de Proparco, la filiale de l'Agence française de développement dédiée au secteur privé.

Plusieurs investisseurs individuels ont aussi participé à la levée, comme le cofondateur de PriceMinister, Olivier Mathiot, qui entre au conseil d'administration.

Les précédents investisseurs, comme Orange, Xavier Niel (Free) ou Jacques-Antoine Granjon (Vente-privee) ont complété le tour de table. «C'était une volonté : nous disposons désormais d'un actionnariat diversifié, avec des acteurs internationaux, des industriels, des entrepreneurs d'expérience, dans l'e-commerce ou les télécoms», se félicite Rania Belkahia.

Bien qu'elle soit opérationnelle dans un seul pays, la plateforme e-commerce d'Afrimarket représente déjà 30 % du chiffre d'affaires de la start-up.

Agence Ecofin

 

Gabon: Quand le jeu trouble de la France décrédibilise les revendications de Ping

Le meilleur perdant de la présidentielle gabonaise du 27 août 2016 réclame à cor et à cri le recomptage des bulletins de votes bureau par bureau.

Mais la crédibilité de sa requête est sérieusement diluée par l'activisme déconcertant de la France, qui s'est révélée être manipulatrice de l'opposition, et qui vient de manquer une autre occasion de refaire un versant perdu de sa notoriété en Afrique. 237online.com Qui se cache derrière Jean Ping - candidat malheureux de la présidentielle gabonaise, dont les revendications violentes de ses partisans, combinée à la riposte musclée du pouvoir, risquent de basculer le Gabon dans les dédales de la déstabilisation ? Pour de nombreux observateurs, « c'est le spectre de la Côte d'ivoire, où la France avait joué un rôle de premier plan, qui se profile dans ce pays névralgique de la France-Afrique en Afrique centrale ».

Et même si d'aventure Jean Ping avait les chances de faire basculer les résultats en sa faveur au terme d'un hypothétique recomptage des voix, personne n'ignore l'ingérence nauséeuse de la France tout au long de ce processus qui plonge aujourd'hui le pays de feu omar Bongo dans le chaos. on se souvient encore de la sortie diplomatique indigeste du premier ministre français à quelques mois du scrutin, traitant le président Ali Bongo ondimba de président sans légitimité. une accusation perçue par de nombreux analystes comme un secours à la manœuvre non concluante de l'essayiste Pierre Péant qui, plusieurs années avant, avait mis sur la place publique la question de l'origine douteuse du président gabonais, présenté comme un originaire de la région du Biafra au Nigeria.

il est évident que si ces sorties épistolaires ont pestiféré le jeu politique au Gabon, ils ont en outre manqué leur cible, à savoir déconstruire la considération d'omar Bongo à l'égard de ses concitoyens. Bien au contraire, beaucoup de gabonais reconnaissent aujourd'hui que la question de son origine, dont la véracité recherchée visait manifestement sa disqualification au scrutin présidentiel d'août dernier, manque désormais de pertinence du moment où, omar Bongo ondimba, le fils incontesté de Bongo père, a déjà dirigé le pays sept années durant comme chef d'Etat, avec des résultats très appréciés de ses concitoyens.


Complot

Autant le dire, les réserves que la France émet aujourd'hui sur la réélection d'omar Bongo, au point de manœuvrer et de faire insérer l'examen de la situation gabonaise à l'ordre du jour de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l'onu, s'inscrivent dans la logique d'une volonté affichée de déstabilisation qui prend ses racines dans la reconsidération des relations diplomatiques imprimée par Ali à la coopération avec la France. Jean Marc Ayrault, suivi de François Hollande, exigent de relire les résultats de l'instance constitutionnellement reconnue pour proclamer les résultats.

Ce que Laurent Gbagbo demandait en son temps à propos de la présidentielle ivoirienne et que Sarkozy avait refusé, avant que cette ingérence ne basculât la Côte d'ivoire dans une crise qui a coûté la vie à plus d'un millier d'ivoiriens et des poursuites honteuses à la Haye contre un chef d'Etat africain. Au Gabon, les contours d'un complot similaire se dessinent.

Le candidat déclaré perdant vient de s'autoproclamer président du Gabon. Le fait pour Jean Ping de s'empresser auprès des ambassades étrangères, au premier rang desquelles la France et les Etats unis, pour leur présenter les prétendus résultats sur la foi des procès-verbaux détenus par ses partisans, bien avant leur proclamation officielle par la Cenap, trahissent les accointances que cet autre gabonais aux origines douteuses, et dont la sonorité du nom renvoie très loin de l'Afrique, entretient avec les autorités françaises. C'est encore cette France qui se retrouve au fronton des exigences de l'union européenne et de la communauté internationale.

Elle semblait déjà avoir marqué sa reconnaissance à l'égard de la réélection de Jean Ping, que de nombreux observateurs n'hésitent pas de qualifier de marionnette de l'ancienne puissance colonisatrice. un rapprochement qui suffit à dévaluer aux yeux de nombreux panafricaniste l'action revendicatrice de l'opposant, même si un recomptage des bulletins de vote venait à le créditer de 100% des voix. Car qu'on le veule ou non, cette caste de dirigeants à la solde de néo-colons, l'Afrique dans son ensemble n'en veut plus, et Jean Ping pourrait expérimenter dans son propre pays les impénitences qui en leur temps lui avaient coûté son poste et sa notoriété à la tête de l'union africaine. Comme s'il n'avait pas tiré les leçons.

Gérard ABEGA

Sans detour

 

Dans l'Extrême-Nord du Cameroun, Boko Haram tue, enlève et pille

Un garçon de 20 ans a été tué dans la nuit du 01er au 02 septembre 2016 dans la localité camerounaise de Gouzoudou (Extrême-Nord), au cours d'un assaut attribué à la secte islamiste Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Un garçon de 20 ans a été tué dans la nuit du 01er au 02 septembre 2016 dans la localité camerounaise de Gouzoudou (Extrême-Nord), au cours d'un assaut attribué à la secte islamiste Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Au cours de cette incursion, une fille de 20 ans et un garçon de 8 ans ont également été enlevés alors que des boutiques étaient mises à sac par les assaillants, qui se sont repliés du côté nigérian de la frontière à l'arrivée des éléments de la Force mixte multinationale (FMM).

Quelques heures auparavant, une autre attaque, repoussée par l'armée camerounaise et qui n'a pas fait de victime, a été signalée à Kerawa, localité adossée à la frontière avec le Nigeria.

Face à la remontée des assauts et attentats-kamikazes attribués à Boko Haram dans la zone après deux mois d'accalmie relative, les forces de défense, auxquelles a été associée la police, ont mené jeudi une opération de ratissage dans les villes de Kolofata et Mora, où des attaques terroristes ont eu lieu voici quelques jours, à la recherche de présumés terroristes et autres informateurs.

Au terme de cette opération, 76 personnes dont une majorité de Nigérians et de Tchadiens, ont été interpellées pour défaut de carte nationale d'identité ou de séjour, ou encore pour vagabondage. Des ont également motocyclettes étaient saisies.

Une source locale, jointe au téléphone, a indiqué que la plupart des individus arrêtés restaient «en exploitation».

Mardi dernier, rappelle-t-on, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé les autorités du pays à faire toute la lumière sur la situation de 130 hommes et garçons, toujours portés disparus 20 mois après leur arrestation durant une opération de répression contre des membres présumés de Boko Haram dans l'Extrême-Nord.

Dans son rapport, l'organisme affirme que les forces de sécurité camerounaises sont également responsables de très nombreuses violations des droits humains, notamment d'arrestations arbitraires, de recours à une force excessive, d'exécutions extrajudiciaires, de détentions illégales et au secret, d'actes de torture et de disparitions forcées.

Selon Amnesty International, la région de l'Extrême-Nord est depuis fin 2013 la cible d'attaques répétées de Boko Haram, faisant plus de 200 assauts entre juillet 2015 et août 2016 dont près de 40 attentats-suicides, au cours desquelles au moins 500 personnes ont trouvé la mort.

Apa

Cameroun : L’Agence de promotion des PME enquête sur 1000 entreprises

L’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME) vient de boucler une enquête portant sur un millier de Petites et moyennes entreprises (PME) dans la perspective de leur donner plus de visibilité.

Deux ans après le début de ses activités, cet organisme public dont l’ambition est de résoudre le problème de compétitivité des PME au Cameroun a un aperçu sur le fonctionnement de ces structures.

« Nos PME ont pour contrainte principale l’accès aux financements, aux marchés, ainsi qu’aux partenariats », a expliqué le directeur général de l’APME Jean-Marie Badga.

Comme première réponse, un programme de modernisation, d’accompagnement des PME a été mis sur pied en les dotant chacune d’un site web, d’un logiciel de comptabilité et d’un logiciel de gestion de la clientèle.

«Nous venons de clôturer une enquête sur 1000 PME pour évaluer leurs besoins et mieux les accompagner. D’ici la fin d’année, nous projetons d’en accompagner 300 à 400 », a expliqué le DG de l’APME.

L’APME dispose d’un Guichet unique des incitations à l’investissement. C’est à ce guichet que sont reçus les dossiers de demande d’agrément des PME locales. Mais, « les promoteurs ne le savent pas que les facilités et autres avantages contenus dans la charte des investissements concernent aussi les PME », a-t-il relevé.

 

© CAMERPOST avec © APA

 

Cameroun : la douane et Bolloré signent un protocole pour la sécurisation du transit

Le logisticien français Bolloré et la douane camerounaise ont signé un protocole d’accord portant sur la sécurisation du transit, sur le territoire camerounais, des marchandises à destination du Tchad et de la République centrafricaine, a-t-on appris ce lundi auprès de cette société.

Cet accord vise l’allègement des procédures de dédouanement des marchandises au port de Douala, mais aussi la réduction des délais de transit des sur les corridors Douala-N’Djamena, d’une part, et Douala-Bangui, d’autre part.

Le logisticien s’est engagé à améliorer la plateforme de transit de la place portuaire, à mettre en place des magasins et autres aires de dédouanement à Ngaoundéré, Bélabo et le nouveau port en eau profonde de Kribi et à construire, au sein desdits espaces, des infrastructures dédiées aux services douaniers.

La douane, pour sa part, devra mettre en place un titre unique de transport associant le rail à la route, mais aussi créer des mesures de facilitation de règlement de la caution globale et de rationalisation des procédures douanières le long des corridors visés.

Selon les estimations de cette administration, le volume annuel de marchandises centrafricaines et tchadiennes transitant par le port de Douala est d’environ 395 milliards FCFA, dont 340 milliards FCFA pour celles à destination du premier pays cité.

 

© CAMERPOST avec © APA

 

Cameroun : disponibilité des fonds de construction du nouveau stade omnisports de Douala

L’enveloppe de 165 milliards de FCFA, nécessaire pour la construction d’un complexe sportif moderne de 50 000 places pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, est déjà disponible, a appris lundi APA auprès du ministère des Finances (MINFI).

En effet, le gouvernement camerounais a signé une convention de financement de 24 milliards de FCFA avec la banque gabonaise et française internationale (BGFI) Bank représentant sa quote-part dans le projet.
A cette somme sont venus 24, 5 milliards de FCFA de United bank of Africa (UBA), objet d’une convention avec le gouvernement camerounais.

L’acquisition de ces fonds survient quelques jours après la signature avec Eximbank de la Turquie, d’un accord de prêt d’un montant de 114,3 milliards de francs CFA.

Une avancée significative qui devrait donner un nouveau coup d’accélérateur dans la construction des infrastructures destinées à accueillir la CAN 2019 au Cameroun pendant que les travaux en cours pour la réalisation du complexe sportif de Japoma à Douala évoluent normalement.

Sur le terrain, l’entreprise turque Yenigun construction industry chargée de la construction de cette infrastructure sportive a pratiquement terminé avec la phase de terrassement.

Le complexe sportif de Japoma sera constitué entre autres, d’un stade olympique couvert de 50 000 places, de terrains d’entraînement, d’une piscine olympique, de courts de tennis, de parkings et d’espaces paysagers, d’une annexe de l’Académie nationale de football et d’un centre commercial.

© CAMERPOST avec © APA

 

Cameroun – Opération épervier: Un haut magistrat de la Cour suprême sous la menace des poursuites

L’ordonnance N°024 signée du juge Dagobert Bisseck le 29 juillet 2016, et fixant le montant de la consignation à verser par les plaignants dans l’affaire qui oppose les patriarches de la communauté Log Baning au magistrat Théodore Augustin Mbenoun, laisse désormais envisager l’éventualité des poursuites contre ce haut magistrat pour une série de griefs graves dont il est accusé pour des faits prétendument commis au moment où il tenait les rênes de la chambre des comptes de la Cour suprême du Cameroun.

C’est un rebondissement retentissant dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Mbenoun Théodore Augustin », du nom de ce haut magistrat de la cour suprême qui géra la Chambre des comptes dans les années 2004 et suivants. Dans une plainte avec constitution de partie civile reçue à la Cour suprême sous le N° 2052 le 30 juillet 2013, près d’une dizaine de patriarches de la communauté Log Baning dans la département de la Sanaga-Maritime, accusait le magistrat des faits bien graves et sollicitaient l’ouverture d’une information judicaire à son encontre pour « atteinte à la fortune de l’Etat, entraves à la justice, trafic d’influence, complicité d’enlèvement, séquestration et torture, complicité de pillage en bande organisée ».

Depuis lors, l’affaire était restée sans suite, au point de faire croire chez les plaignants qu’elle était enterrée. Coup de tonnerre, le 30 juillet dernier, le magistrat Dagobert Bisseck, a rendu cette ordonnance N° 024 qui remet la sulfureuse affaire sur la sellette. « vu le dossier N° 088/P/2016 concernant l’affaire Bangweni Robert, Balengla Daniel et autres contre Mbenoun Théodore Augustin, magistrat, fixons à 100 000 (cent mille) francs Cfa le montant de la consignation à verser par les plaignants », précise l’ordonnance entre autres. Dans l’entourage de ces plaignants, défendus par Me Joseph Bayiha, on ne cache pas la satisfaction, et beaucoup caressent désormais le rêve de voir enfin la haute juridiction se pencher sur ces accusations qui avaient déjà défrayé la chronique médiatiques à travers de nombreux articles de presse. Même si, seul bémol, certains de ces plaignants patriarches, dont l’âge variait entre 70 et 84 ans à l’époque de la plainte, sont aujourd’hui décédés. Ce qui apparaît aux yeux des plaignants comme un revirement, est d’autant plus significatif qu’une plainte similaire adressée par les mêmes auteurs pour certains des griefs cités plus haut, et adressée à monsieur le président du tribunal criminel spécial le même 30 juillet 2013, sous le N° d’enregistrement 000238, avait été classée sans suite. En effet, répondant à cette plainte, le procureur général près le Tcs de l’époque - le magistrat Emile Nsoga, écrivait au président du Conseil des sages - doyens et patriarches Log Baning, dans une correspondance N° 1436 datée du 16 septembre 2014 en ces termes : « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que votre plainte visée en référence, transmise à mon parquet en exécution des dispositions de l’article 7 de la loi N°2011/028 du 14 décembre 2011 portant création d’un tribunal criminel spécial, modifié, a été classé sans suite. Les faits y évoqués étant à la fois constitutifs de faute de gestion en ce qui concerne le fractionnement des marchés ; d’infraction à la réglementation forestière s’agissant de l’exploitation d’une forêt de la communauté, et enfin, d’absence d’indices avérés pour les autres éléments évoqués ».

« Cercle des arnaqueurs de la forêt » 
Proche des plaignants, on rassure que la consignation de 100 000 Fcfa fixée par le juge Bisseck a d’ores et déjà été payée dans la foulée de l’ordonnance de la cour suprême. Reste à savoir si la haute juridiction ira jusqu’à enrôler l’affaire, au regard de ce que d’aucuns considèrent comme la solidarité de corps qui pour beaucoup, justifiait le gel du dossier jusqu’à la prise de l’ordonnance sus-évoquée. Mais en attendant, Sans Détour a pu se procurer une copie de la plainte des vieux qui accable le haut magistrat. Au milieu de mille et une accusations, les patriarches dénoncent les ressorts de la retentissante affaire de l’ex-Gic Nkobayeba, qui avait également défrayé la chronique judicaire et médiatique à l’époque du feu ministre Augustin Frédéric Kodock, au sujet de la gestion de la forêt des Log Nkol dans le village Nkom en Sanaga Maritime, sur fond de délation, de dénonciations calomnieuses, d’escroquerie. « Depuis 1997, monsieur Mbenoun Théodore Augustin et sa famille ont mis sur pied une association dénommée « Cercle des amis de la forêt dense » en abrégé Cafor 21, dont le but était soi-disant de protéger la forêt, mais qui en réalité est devenue un instrument de pillage des forêts sans égard à la loi, l’outil de tromperie et d’exploitation des populations de la zone Log Nkol, Log Bakeng, Yebel, Bahanga ; en réalité, il s’agit du cercle des arnaqueurs de la forêt dense », dénonce la plainte des patriarches.

Avant de préciser que « les membres de cette association et quelques uns de leurs affidés ont, en bande, du 17 au 22 septembre 2012, organisé le pillage et la coupe frauduleuse des bois dans la forêt de l’ex-Gic Nkobayeba, pour un coût de près d’un milliard de
francs cfa ». une sombre affaire qui avait pollué la vie entre les membres de cette communauté, avec des procès en justice et des molestations des villageois. Des accusations graves et bien d’autres sur lesquelles le haut magistrat pourrait avoir à s’expliquer si d’aventure la haute juridiction venait à ordonner l’ouverture d’une enquête pour donner plus de visibilité à son ordonnance de consignation. Autant le dire, c’est une affaire qui promet de faire encore les choux gras dans l’environnement de l’opération d’assainissement de la gestion de la chose publique que le chef de l’Etat a décidé d’engager au Cameroun, et qui. pour l’une des rares fois, pourrait voir un magistrat, de surcroit très haut gradé, face à ses pairs.

Nestor DJIATOU

 

237online.com

Cameroun – Basile atangana Kouna: Un homme en mal de rédemption

Le ministre de l’Eau et de l’Energie n’hésite plus à présider des cérémonies les plus banales, à l’instar de la pose d’un transformateur.

Objectif, redorer un blason sérieusement terni par les délestages et les coupures intempestives et récurrentes de l’eau potable, et même par des révélations scandaleuses. 237online.com Le 17 août 2016, Basile Atangana Kouna était en première ligne à oyomAbang, une banlieue de Yaoundé, à l’occasion de la pose du nouveau transformateur de 35 mégawatts acquis par Enéo et la Sonatrel - la société nationale de transport de l’électricité, en vue de conjurer le délestage à Yaoundé et ses environs. opération banale dans les chantiers d’électrification en temps normal, la pose d’un transformateur dans un quartier quelconque ne suscite généralement que la curiosité des badauds en vadrouille. Et même si l’opération d’oyomAbang justifiait d’un intérêt particulier pour Enéo - la société en charge de la production et de distribution de l’électricité dans le contexte actuel marqué par la récurrence des délestages, et pour la Sonatrel, la présence du ministre sur ce chantier ne pouvait que susciter interrogation. « Si tout un ministre doit présider la pose d’un transformateur, fut-il de grand calibre, à quoi doivent s’affairer les directeurs généraux d’Enéo et de Sonatrel ? », s’interrogent quelques observateurs qui perçoivent dans cet activisme du ministre de l’Eau et de l’Energie, une tentative de récupération des activités menées par les organismes sous sa tutelle.

Et dans cette boulimie d’activisme aux relents de récupération, Basile Atangana Kouna ne tarit plus en ingéniosité. Dans la même veine, c’est lui qui signa le communiqué lu sur les ondes de la radio nationale annonçant la mise en eau partielle du barrage de Memve’elé le 16 août 2016. opération qui faisait suite à une visite de chantier au projet du barrage de Lom Pangar quelques jours plus tôt, à l’instigation ( ?) des responsables d’Edc - Electricity development corporation, dont le ministre assure également la tutelle, sur fond de tambourinage médiatique, sans que l’opinion ne perçoive à quoi riment ces opérations transitoires à la livraison des chantiers en cours, et pompeusement baptisée « mise en eau partielle des barrages ». Manifestement, l’enjeu inavoué est de montrer l’évolution des chantiers de construction des infrastructures énergétiques au Cameroun, et inverser la désapprobation de l’opinion camerounaise à l’égard du secteur de l’eau et de l’énergie depuis plusieurs années, du fait des délestages persistants d’électricité et des ruptures abusives de l’approvisionnement en eau potable, dans un pays pourtant gâté par la nature. Surtout que c’est depuis des années aussi que Basile Atangana Kouna, à la tête de ces deux secteurs, claironnait la fin de ces déconvenues sans que les inversions soient perceptibles, au point de convaincre certains de l’incompétence là où les esprits retors ont plutôt perçu l’affairisme des responsables en charge. A Memve’elé, Basile Atangana Kouna était encore en première ligne, reléguant en arrière plan le coordonnateur du projet à qui incombe le timing et l’évaluation du chantier.

A l’unité opérationnelle du projet, au quartier Bastos à Yaoundé, beaucoup de responsables se disaient surpris de la programmation de la mise en eau partielle en ce lendemain du 15 août 2016, surtout que le coordonnateur n’avait pas été vu de ses collaborateurs quelques jours avant, pour cause de maladie. Selon toute vraisemblance, le communiqué de presse du ministre de l’Eau et de l’Energie programmant cette mise en eau partielle, est venu mettre un terme à la convalescence du coordonnateur du projet. « Ce dernier s’est finalement très peu impliqué dans l’organisation de l’évènement, en témoignent les dérapages enregistrés », selon les invités qui avaient fait le déplacement de Nyabizan. Contrôle du terrain politique Reste à savoir si ces opérations de charme suffiront à remodeler l’image de Basile Atangana Kouna auprès de nombreux camerounais, lui qui s’était défendu de n’avoir pas d’actions au sein de la Camerounaise des Eaux que les camerounais, à commencer par Paul Biya vomissent. Et qui avait pareillement démenti les enjeux affairistes autour du marché de la concession de la défunte Aes-Sonel. Toujours est-il que le ministre de l’Eau et de l’Energie fait feu de tout bois pour reconquérir de la reconsidération auprès de ses concitoyens, à commencer par ceux de son bastion politique Rdpc de la Mefou et Akono, où il est le coordonnateur permanent du comité central pour le département. il se dit là bas qu’il a su placer les hommes liges à la tête de nombreuses structures de base pour mieux contrôler le terrain politique. Ainsi en est-il du président de la section Rdpc de la Mefou et Akono ouest qui n’est autre que le délégué régional du ministère de l’Eau et de l’Energie du Sud, ou de la présidente de la section Rdpc de la Mefou et Akono centre- une jeune diplômée de l’Enam qui vient d’être nommée à un poste de responsabilité à la Sonatrel, sous sa tutelle. Des initiatives qui a contrario, qui peinent à dérider l’image du coordonnateur départemental du Rdpc depuis le limogeage peu élégant, et sur fond présumé de règlement de comptes, de son « frère » Jean William Sollo de la direction générale de la Camwater - la Cameroon Water utilities, dont son département ministériel assure également la tutelle technique.

A Ngoumou, beaucoup n’hésitent pas de perpétrer la dichotomie entre les deux leaders en affrontant leurs réalisations au profit des populations, pour faire constater que le chef-lieu du département manque cruellement d’eau, obligeant responsables et anonymes à s’en procurer à Akono où le précieux liquide coule à flots et en abondance. Des appréciations qui vont en faveur du martyrisé Jean William Sollo, au point de faire oublier l’énergie solaire dont bénéficie Ngoumou de la part du ministre, et que d’aucuns présentent comme une infrastructure de prestige, non seulement qui ne profite pas à une bonne franche de la population, mais est généralement elle-même victime de dysfonctionnements. Autant le dire, l’opération de rédemption qu’on prête chef politique de la Mefou et Akono devra aller au-delà de simples opérations de séduction, malgré leur assimilation par de nombreux observateurs à un véritable acte de contrition.

Gérard ABEGA

 

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