Dans l'Extrême-Nord du Cameroun, Boko Haram tue, enlève et pille

Un garçon de 20 ans a été tué dans la nuit du 01er au 02 septembre 2016 dans la localité camerounaise de Gouzoudou (Extrême-Nord), au cours d'un assaut attribué à la secte islamiste Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Un garçon de 20 ans a été tué dans la nuit du 01er au 02 septembre 2016 dans la localité camerounaise de Gouzoudou (Extrême-Nord), au cours d'un assaut attribué à la secte islamiste Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Au cours de cette incursion, une fille de 20 ans et un garçon de 8 ans ont également été enlevés alors que des boutiques étaient mises à sac par les assaillants, qui se sont repliés du côté nigérian de la frontière à l'arrivée des éléments de la Force mixte multinationale (FMM).

Quelques heures auparavant, une autre attaque, repoussée par l'armée camerounaise et qui n'a pas fait de victime, a été signalée à Kerawa, localité adossée à la frontière avec le Nigeria.

Face à la remontée des assauts et attentats-kamikazes attribués à Boko Haram dans la zone après deux mois d'accalmie relative, les forces de défense, auxquelles a été associée la police, ont mené jeudi une opération de ratissage dans les villes de Kolofata et Mora, où des attaques terroristes ont eu lieu voici quelques jours, à la recherche de présumés terroristes et autres informateurs.

Au terme de cette opération, 76 personnes dont une majorité de Nigérians et de Tchadiens, ont été interpellées pour défaut de carte nationale d'identité ou de séjour, ou encore pour vagabondage. Des ont également motocyclettes étaient saisies.

Une source locale, jointe au téléphone, a indiqué que la plupart des individus arrêtés restaient «en exploitation».

Mardi dernier, rappelle-t-on, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé les autorités du pays à faire toute la lumière sur la situation de 130 hommes et garçons, toujours portés disparus 20 mois après leur arrestation durant une opération de répression contre des membres présumés de Boko Haram dans l'Extrême-Nord.

Dans son rapport, l'organisme affirme que les forces de sécurité camerounaises sont également responsables de très nombreuses violations des droits humains, notamment d'arrestations arbitraires, de recours à une force excessive, d'exécutions extrajudiciaires, de détentions illégales et au secret, d'actes de torture et de disparitions forcées.

Selon Amnesty International, la région de l'Extrême-Nord est depuis fin 2013 la cible d'attaques répétées de Boko Haram, faisant plus de 200 assauts entre juillet 2015 et août 2016 dont près de 40 attentats-suicides, au cours desquelles au moins 500 personnes ont trouvé la mort.

Apa

 
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