Cameroun – Prise en charge dans les hôpitaux publics :  Les premiers changements déjà visibles

Les nouvelles directives du Minsanté pour une meilleure prise en charge des malades connaissent un début d’application.

A l’Hôpital de district de la Cité verte à Yaoundé, les patients ne désemplissent pas. Bien que le week-end s’annonce ce vendredi, le personnel s’attèle à la tâche. L’ambiance baigne entre l’accueil, la réception et la consultation des patients par les médecins assistés des infirmières. Ici, tous les services sont guidés par des plaques indicatives avec flèches. Propreté et bon accueil sont les maîtres-mots. Même le décor agrémenté de belles fleurs ne laisse aucun malade indifférent. « Ils sont très accueillants et ne négligent aucun malade. Les locaux sont bien entretenus. C’est ce qui m’attire toujours quand je porte une grossesse. Le suivi des visites prénatales est impeccable », lance Marthe Christelle Rikam. « Tout se joue dans la psychologie du malade. Lorsqu’il est bien encadré, il se sent pris au sérieux surtout lorsque l’accueil est chaleureux et l’environnement propre », lâche une infirmière. De temps en temps, le directeur de cette formation hospitalière de 2e catégorie, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo se rassure que toutes les instructions en matière de prise en charge sont respectées. « Nous n’avons pas attendu les directives de la tutelle pour faire notre travail. Nous avons formé tout notre personnel à l’accueil des malades et c’est pourquoi ils convergent vers nous. Ce sera juste une sensibilisation de routine », rassure le responsable des lieux.

Cécile Abom, la soixantaine sort de la consultation toute souriante avec ses deux petits-fils à l’hôpital central. « Nous avons été très bien reçus. Pourvu que ça dure », espère notre interlocutrice. « Je suis content pour les badges d’identification de ceux qui sont censés prendre soin de nous. Même si j’avoue qu’il est préférable de broder les noms ou les écrire avec des marqueurs indélébiles pour éviter toute tricherie », souhaite Jean Paul Ndjigui, garde-malade. « Il y a un travail à faire dans la formation et la sensibilisation de tous les intervenants de la chaîne.  Nous nous devons d’appliquer les nouvelles directives du ministre de la Santé publique même si la plupart d’entre elles sont déjà mises en place. Nous allons renforcer la confiance entre nos malades et nous. Nous devons donner espoir à nos malades quand ils arrivent ici. Et cet espoir commence par l’accueil, la bonne information et de bons soins », rassure le Pr. Joseph Fouda, directeur de l’hôpital Central.

A l’Hôpital général de Yaoundé, un autre sujet préoccupe. « La seule chose que nous reprochons à cette formation sanitaire, c’est l’affaire de caution qu’il faut revoir. Tout le monde n’a pas assez d’argent », s’indigne Marie Bétéhè, une patiente. « Nous les appliquons depuis l’ouverture de l’Hôpital général de Yaoundé. Il faut reconnaître que le problème majeur de santé dans notre environnement est la pauvreté et l’absence d’assurance universelle pour les couches vulnérables et les urgences », conclut le Pr. Christophe Nouedoui, chef division médicale et technique de l’Hôpital Général.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG

 
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