Cameroun: Présidentielle anticipée, le front du «NON» se renforce avec le, "Tout sauf Biya"

Des contre appels, à la candidature de Paul Biya à une élection présidentielle anticipée, se multiplient.

Des cadres du parti au pouvoir, demandent depuis quelques temps, au président Biya de modifier la constitution, et de se porter candidat à une élection anticipée.

En réaction l’opposition et la société civile, sont passées à l’offensive. Elles multiplient des contre-appels à la candidature du président.

Certains estiment qu’appeler Biya à se porter candidat à 83 ans, est « criminel » et « suicidaire », et synonyme de confiscation de l’alternance.

Abel Elimbi Lobe, cadre du Social Democratic Front (Sdf), le premier parti de l’opposition, a mis en ligne une pétition baptisée, « l’APPEL À LA RETRAITE DU PRÉSIDENT PAUL BIYA ».

À partir de N’Gaounderé, dans la région de l’Adamaoua, le front du « Tout sauf Biya », défraie la chronique, depuis le début de la semaine, avec une lettre ouverte, « dans nos traditions africaines, un homme de 83 ans, ne va ni au champ, ni à la pêche, ni à la chasse. Il mange. Il dort. Il raconte des histoires à ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. Il ne travaille plus pour les autres. Ce sont les autres, les plus jeunes, qui travaillent pour lui », écrit Prosper Nkou Mvondo, du parti Univers et précurseur du front « Tous sauf Biya », pour demander la retraite de Paul Biya.

Avant d’ajouter, « depuis un certain temps, on entend çà et là, des citoyens qui appelant un homme de 83 ans, à continuer de travailler. Pour plus de 20 millions de personnes, visiblement ils ont perdu la raison. Nous demandons à Dieu de leur pardonner car ils ne savent pas ce qu’ils font. Par contre, nous avons des choses à dire à celui qui les envoie faire ces appels à candidature ».

Les opposants, accusent l’actuel chef de l’Etat, âgé de 83 ans dont bientôt 34 au pouvoir, de « bloquer l’alternance politique au Cameroun, dont les bases ont été posées par son prédécesseur le premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo ».

Armand Ougock, Yaoundé
Source : koaci

 
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