Cameroun, Présidentielle 2018: Que laissera Monsieur Paul Biya à la postérité au cas où il n'est pas candidat en 2018 ?

A l'heure de la transition politique au Cameroun, que celle-ci se produise en 2018 ou plus tard, que laissera Monsieur Paul Biya à la postérité? Pour le moment pas grand chose... Pour l’heure, la seule chose qui s’offre comme réponse aux générations de Camerounais qui ont suivi le parcours de cet homme, c’est l’héritage de l’exercice du pouvoir d’Etat incapable d'innover depuis bientôt 34 ans. 

President paul biya of cameroon africa 2

 Le Cameroun depuis 1982, n’est que ruine, en proie à une misère sans nom, ravagée par une corruption, impunité dont Paul Biya lui seul est le responsable. A l’épreuve du pouvoir, ce fils de catéchiste a littéralement fui les valeurs de générosité, de partage, d’humanisme prôné par cette doctrine religieuse qu'il a côtoyé dès sa tendre enfance avant d'embrasser les milieux obscurs et ésotériques dans le but de la conservation de son pouvoir 

En 33 ans, Biya s’est en effet révélé totalement inopérant pour ses concitoyens. Il ne leur a strictement rien donné comme « ingrédient existentiel » à se mettre sous la dent. Il n’a pas apporté le moindre morceau de pain à leur quotidien, la misère sociale s’étant accru comme jamais dans ce pays 

Pas plus qu’il n’a imprimé une allure infrastructurelle au pays, aucun bâtiment, route, château d’eau, puits villageois, n’ayant été offert aux populations, qui se trouvent dans un incroyable dénuement et face à un sous-développement, voire un non-développement sans commune mesure. 

Aucune couverture sociale, aucun projet sérieux de développement… Rien n’a été fait depuis le 6 novembre 1982, date à laquelle la France l'installa au pouvoir au Cameroun. En revanche, son pouvoir se montre extrêmement généreux à l’égard de la coterie qui l’entoure, laquelle sous son regard bienveillant s’est spécialisé dans les vols, détournements de deniers publics, enrichissements illicites, fuites de capitaux, etc. 

Au Cameroun, on assiste à un accroissement de l’insécurité et la précarité de vie notamment la dépravation des mœurs et en particulier les exploitations sexuelles notamment des mineures et les abus de toutes sortes (prostitution, proxénétisme, consommation de drogues, etc.) La violence urbaine a pris le temps de bien construire son nid.

Selon Jean Emanuel Mbondol , le président de l'association Union solidaire, ces derniers années au Cameroun, on a assisté à une augmentation du nombre d’enfants de la rue et des malades mentaux. 

Le niveau de chômage est une autre caractéristique importante de la pauvreté urbaine ajoute t-il. La réalité au Cameroun, c'est qu'il existe aujourd’hui chez le peuple, une peur qui va au-delà des représailles du pouvoir : celle d’être agressé par des inconnus, dans un taxi, dans la rue même chez soi, à n’importe quelle heure et en tout lieu. 

Le Cameroun est devenu en trois décennies un vaste enclos carcéral, un cimetière de l’élite intellectuelle et de la pauvre population, du moins pour la majorité. 

Nos écoles ne forment plus que des diplômés sans avenir. Nos routes n’ont plus que de noms, nos hôpitaux devenus de véritables mouroirs. La tricherie, la corruption ont tué la nation. L’impunité s’est installée avec record 

Nos parents sont incapables de nourrir leurs progénitures. Leurs progénitures incapables de subvenir à leurs besoins même les plus élémentaires. D’où la tendance à aller rechercher ces besoins voir même mendier chez le voisin (pays étrangers). 

Cette tare de notre société est un véritable crime contre l’humanité. D’après l’Ong « Sécuroute », en deux décennies, le Cameroun a perdu environ 15.000 personnes des suites d’accidents de la route. 100.000 personnes vivent un handicap physique, tandis que des millions de survivants traînent un choc psychologique. « Et encore, ces chiffres sont souvent en deçà de la réalité car les rapports des accidents où il y a une seule victime ou des blessés ne sont pas généralement transmis pour comptabilité » 

Les élections 

Au delà de toutes les opacités qui entourent les élections au Cameroun et auxquelles les victoires du R.D.P.C, sont connues d’avance, tous les ingrédients ont toujours été réunis pour favoriser le triomphe du parti au pouvoir, au mépris de la volonté du peuple. 

En organisant systématiquement des élections truquées, Paul Biya devient une menace grave à la paix et à la stabilité du Cameroun et de la sous région L'on espère qu'en 2018, l'on n'assistera pas à ce que nous avons vécu en Côte d'Ivoire et que l'homme lion au cas où......il défierait les camerounais, ne sera pas filmé au forceps comme un vulgaire objet de curiosité sorti d'un bunker.  (A suivre)

© Camer.be : Hugues SEUMO

 

 

 

 
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