Cameroun: La lettre de Céline Ekeng à son fils Patrick Ekeng Ekeng

La dépouille de l’international camerounais de 26 ans arrive demain par l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

Cameroun: La lettre de Céline Ekeng à son fils Patrick Ekeng Ekeng

Une veillée suivra au palais des Sports. « Soyez forts ! Soyez forts »... Ces mots, Céline Ekeng, la mère de l’international camerounais, Patrick Ekeng Ekeng les répète systématiquement. La voix grave, un brin cassé. 237online.com Elle par le de façon détachée. Elle est comme ailleurs. Son fils, Patrick Ekeng Ekeng, né à l’hôpital de la CNPS à Yaoundé il y a 26 ans, est tombé le 6 mai dernier en Roumanie. Son club disputait une rencontre du championnat roumain face à Vitoul. Il avait juste joué sept minutes avant de s’écrouler dans le rond central du Stadionul Stefan Cel de Bucarest. Le dernier échange de Céline Ekeng avec son fils ? Deux jours avant son décès. « Nous avons discuté longuement comme d’habitude », se souvient-elle. La veille de son match, il avait dit se sentir mal. La dernière fois qu’ils se sont vus ? « Au mois de juin (2015, ndlr), quand il était là pour ses vacances. Généralement, il passait les congés de Noël ici (Ngousso, ndlr). Mais l’an dernier, il n’a pas pu », raconte-t-elle, en allant puiser la force au tréfonds de son être. Face à CT, elle décide d’écrire une lettre à son fils pour ces tristes retrouvailles. « (Silence...) Mon bébé, moi, devant ta dépouille, j’espère avoir le courage de te regarder. Je veux te sourire. Je veux te faire le dernier câlin. Tu es resté mon bébé. Je dis merci à Dieu de t’avoir eu dans ma vie comme un enfant,comme une étoile qui a brillé dans ma maison. Je te bénis parce que je sais que tu n’es pas mort. Tu es vivant comme ton Seigneur. Tu vas à sa rencontre. Tu es désormais un ange. Mon bébé Patou, je veux te sourire... Je te dis merci de m’avoir aimée, de m’avoir honorée. Merci pour toute ton affection à mon égard. Merci pour l’obéissance. Que l’Eternel t’accueille. Je sais que tu n’as pas froid, tu n’es pas seul. Bébé Patou, tu restes un modèle... ». La dépouille arrive demain à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen à 19h40 mn. Elle sera ensuite exposée au palais polyvalent des Sports de Yaoundé, avant l’inhumation dimanche, au quartier Ngousso. Ici, l’on porte le deuil d’une étoile...

Angèle BEPEDE

237online

 
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