Cameroun – Encadrement des jeunes : l’observatoire national de la jeunesse, une structure de plus ?

Dans son récent discours à la jeunesse camerounaise, le 10 février 2016, le Président Paul Biya a annoncé le lancement imminent d’un plan d’urgence spécial jeunes.

Dans la galaxie des structures en charge de l’encadrement et de l’accompagnement des jeunes figurent en bonne place : le conseil national de la jeunesse ; le service civique nationale de participation au développement ; le programme d’appuis à la jeunesse rurale et urbaine ; le fond national de l’emploi ; le fond national d’insertion des jeunes. Une pléthore de structures dont l’impact sur la population cible semble inefficace. Ils sont effet nombreux ces jeunes qui ignorent que de telles structures existent encore moins qu’elles sont susceptibles d’œuvrer pour leur insertion dans la vie active ou le monde professionnel. Un constat qui résulte d’un déficit de communication qui semble voulue. Sinon comment comprendre qu’à l’heure du numérique et de la génération androïde la quasi-totalité de ces structures ne disposent pas de site internet ? Ceux qui existent ne sont pas mis à jour par ricochet sont inutiles. Un diagnostic froid de l’action de ses divers programmes devrait être posé, une évaluation sans complaisance de leur action devrait être dressée. Dans un tel contexte marqué par l’approximation et le gaspillage des énergies,  une nouvelle entité sera bientôt créée un peu comme pour en rajouter à la cacophonie.

L’un des axes majeurs du plan d’urgence spécial jeunes prévoit la mise en place d’un observatoire national de la jeunesse. Cet organisme devrait servir d’intermédiaire entre la demande des jeunes et l’offre de service en leur faveur une mission qui fait doublon avec le rôle du fond national de l’emploi. Observatoire national de la jeunesse, permettra de disposer de disposer d’une base de sonnées nominale actualisée à même de mieux orienter les jeunes. Une mission déjà assigné au FNE, visiblement les deux structures se marcheront sur les pieds. Un avis que ne partage pas le ministre camerounais de la jeunesse et de l’éducation civique, selon Mounouna Foutsou : « le rapprochement de l’offre et de la demande des possibilités d’accompagnement à l’insertion ainsi réalisé intègre un renforcement des capacités d’intervention des programmes et projets existants ainsi que leur spécialisation. Au niveau de Minjec par exemple Cela se traduit par un recentrage des missions du PAJER-U sur la formation entrepreneuriale et managériale ainsi que sur l’accompagnement post-financement ». Une assurance qui n’enlève rien à l’évidence et à l’impression de cafouillage.

© CAMERPOST par Hakim ABDELKADER

 
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