Cameroun - Education. Les pièges à éviter par les candidats aux Examens officiels

Ah les examens...le pire moment de l'année. Du moins pour certains candidats, en retard sur la préparation.

 Mais aussi, pour différents acteurs de l’organisation qui ne retrouveront leur quiétude que lorsque l’ensemble du processus aura été validé. Quelques chiffres de la session 2016 viennent confirmer que si les examens et concours constituent une épreuve pour les élèves,

c'en est une aussi pour les organisateurs : ministère des Enseignements secondaires, ministère de l’Education de base, Office du Baccalauréat du Cameroun, GCE Board. Il s’agit d’organisations impressionnantes qui se préparent longtemps à l'avance dans les coulisses desdifférents états-majors. 360 682 élèves de Première et Terminale inscrits pour présenter les épreuves du Probatoire et du Baccalauréat sur l’ensemble du territoire national, plus de 4000 centres d’examen, des centaines de sujets élaborés pour les diverses matières, filières, séries et diplômes, de milliers de copies à corriger, autant de correcteurs et autres examinateurs. « L’organisation des examens débute bien longtemps avant le jour « J » et ne se termine pas avec la promulgation des résultats, contrairement à ce que pense l’imagerie populaire. Après la promulgation des résultats, il y a encore une grosse partie matérielle à gérer avec le retour de certaines données à la source, des vérifications…etc », explique une source introduite.

Tandis que tout semble réglé depuis longtemps comme sur du papier à musique du côté de l’organisation, chez les candidats, le temps n’est pas au beau fixe pour tout le monde. Au fur et à mesure que la date de la composition approche, d’aucuns stressent, même dans leurs rêves ! « On ne va pas vous mentir, le secret pour réussir à ses examens reste le travail. Et parlant de travail, il faut s’y prendre tôt, dès les premières leçons. Il ne faut pas attendre la dernière minute pour apprendre ses leçons, courir après les enseignants pour de plus amples explications. L’étude doit se faire au jour le jour. Et dans cette dernière ligne droite, l’organisation compte : préparer efficacement ses révisions, se motiver,déployer des trésors d’imagination pour retenir facilement… », développe un enseignant.

Les candidats doivent déjà retenir qu’avant « d’attaquer » les révisions, il y a toujours une certaine démotivation qui se manifeste : « Tout ça à réviser !! » A contempler la masse de documents, de cours et d’exercices à revoir, une seule envie se manifeste : remettre au lendemain, profiter encore un peu des beaux jours. Certains espèrent trouver une motivation salutaire dans la pression de l’échéance qui approche. La mise en place d’une stratégie pour les révisions s’avère alors nécessaire. Celle-ci passe par la détermination du temps à passer sur chaque matière. Avec un tableau de progression, des objectifs clairs, des priorités définies, une juste répartition du temps, c’est autant de clarté dans l’esprit qui permet de se mettre facilement au travail.

Il faut cependant être réaliste : vos révisions ne donneront des résultats qu’en fonction de ce que vous avez fourni comme travail durant l’année. Si le travail a été insuffisant, très irrégulier, n’attendez pas de miracles de vos révisions. La stratégie sera donc de « sauver le plus possible les meubles ». Il s’agira de rattraper aussi vite que possible ce qui n’a pas été acquis en cours d’année et, bien entendu, de compter avec la… chance à l’examen.Si au contraire vous avez fait des efforts réguliers, les révisions ne sont qu’une consolidation des connaissances avec peut être encore quelques petites lacunes à combler.

Yvette MBASSI-BIKELE | Cameroon-tribune |

 
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