Cameroun, Collège Thomas Noutong de Bangangté : un élève découpe son surveillant général

M Nzouessa est sous soins intensifs à l’hôpital de district de la ville du même nom, se trouve actuellement à Yaoundé pour les examens de scanner.

Ce 2 février 2016, l’on le voyait déjà dans l’autre monde. M Nzouessa qui n’est pas passé de vie à trépas, relève d’un miracle de Dieu. Il a reçu un coup de machette sur la face de Njisse Kami, élève en classe de Première F3. Tellement, le coup été a été d’une extrême violence que encadreurs et élèves ont pris d’assaut l’esplanade de l’hôpital pour assister à la mort en direct de celui dont certains appellent « monsieur discipline ».

 

Alertés, Samuel Ernest Christian Ebellé, préfet du Ndé et tout son Etat Major, Ebo’o Serges procureur de la République près des Tribunaux de Bangangté, sont venus s’enquérir de la situation qui faisait déjà jaser plus d’une personne dans les artères et les points chaud de la ville.

Pour éviter tout esclandre, le préfet est allé calmer les élèves toujours en furie. A la suite d’un profond diagnostic et les échanges entre l’autorité administrative et les spécialistes de santé, il ressortait que « la victime est hors de danger. Vous allez le retrouver en salle ou au bureau dans de tout prochains jours. Je ne le dirai jamais assez, la jeunesse est un modèle, face à toute situation, vous allez le démontrer. Il est inconcevable que de tels actes soient posés par un élève. Dans le cadre de vos causeries éducatives, fraternelles ou amicales, c’est à vous de savoir vous auto-éduquer. Au-delà des enseignements qu’on vous donnent à l’école, vous devez incarner les valeurs de paix et de tolérance pour la république exemplaire si chère à S.E Paul Biya, Président de la République. Ce que nous avons vu ce matin est un bel exemple d’intolérance qui est un cas isolé et marginale. Nous allons veiller à ce que ce cas soit mis hors état de nuire, c’est d’ailleurs le sens de la présence de monsieur le procureur ici. La rigueur de la loi va s’abattre à son égard, je voudrais donc vous inviter à regagner vos salles de classes respectives tout en vous souhaitant bonne fête de la jeunesse par anticipation ». Ces conseils nourris des applaudissements des élèves, démontraient à suffisance les mots justes utilisés par le Préfet pour passer le message.

Le récit des faits

« Pendant le cours, Djisse Kami perturbait si bien que notre prof lui a intimé l’ordre de sortir de sa salle de classe ». Ses camarades de classe nous racontent qu’il regardait son professeur avec dédain. Informé, le surveillant général est venu à la rescousse et ne s’est retrouvé qu’à l’hôpital après ce coup de machette fatal. Ces mêmes élèves nous indiquent qu’ « il avait dans son sac, une machette, un poignard et des lames de rasoirs alors que le cours de travail manuel n’était pas au programme ». Après avoir gravement blessé son surveillant général, il est rattrapé plus loin dans une brousse par les élèves quand il tentait de prendre la poudre d’escampette. Ses camarades ont décidé de le présenter dans toute la ville. Les amis du malfrat venus en moto, ont essayé de le ramener. Une chaude bagarre s’en est suivie. Gourdins, lattes, pierres, bref tout était utilisé. Les forces de la sécurité publique sont venues retirer le malfaiteur qui croupit désormais dans la cellule en attendant un imminent déferrement. De sources concordantes, l’élève Djisse est un repris de justice, « il n’est pas à son premier coup. Il l’avait déjà fait à Bafoussam où il est passé par la prison. Son père a payé et il est sorti de la prison », nous renseigne un élève qui semble pourtant bien le connaitre.

Le moins qu’on puisse dire c’est que Bangangté est devenue une ville hautement dangereuse.

© Camer.be : Alain NDANGA

 

 

⇒ Via JetCamer.com

 
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