CAMEROUN – CHRONIQUE DES FAITS DE SOCIÉTÉ : Présidentielles limousines

Encore un fait qui a eu le don d’embraser les réseaux sociaux ! Encore une affaire qui a ravi l’oeil de ceux qui étaient au Boulevard du 20 mai 2016 en même temps que des millions de téléspectateurs. Encore une affaire qui a réveillé ici comme ailleurs, des délires politiques.

La voiture de Paul Biya est tombée en panne. Ce jour-là, l’évidence s’est imposée à tous. Certains disent même que c’est du fait des réseaux sociaux. Ils soutiennent aussi qu’en réalité, les choses qui se disent ou se publient sur facebook, whatsapp et sur toute la totalité de la toile socialisent peu mais démultiplient les considérations spontanées et immatures.

Il semble que cela n’est pas totalement vrai. Du moins en ce qui concerne la voiture du prince le jour de la fête de l’Unité. Il paraît que, sur ce coup-là, il n’y a rien à dire autre que la merco présidentielle de couleur noire a lâché en mondovision. On peut encore spéculer sur l’âge de ce truc et même sur une probable négligence… Ou encore sur une panne tout simplement. Mais, le trouble venant des petites choses très souvent, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le pourquoi le prince n’a pas un conseiller en automobile. Certainement, celui-là aurait anticipé sur des satanées  choses de ce genre.

Sauf à nous faire croire qu’«en communication, ce qui n’est pas dit ne se voit pas» comme l’a si bien démontré le conseiller en communication du locataire d’Etoudi. A-t-on besoin de dire que la voiture est bel et bien tombée en panne avant de voir qu’elle est effectivement tombée en panne ? Là, c’est un autre débat. Mais celui sur la fiabilité des voitures (et même des avions) présidentielles ici s’accroche au bec de l’opinion qu’il est très difficile de ne pas en parler.

L’autre jour, en plein Mvog-Mbi , au coeur de Yaoundé, la roue a foiré. Avant, c’était au stade qu’une vilaine panne de moteur jouait aussi sa finale de ronflement. On raconte aussi que l’Albatros a failli crasher avec ses occupants. A ce rythme, on se dit que les voitures présidentielles sont comme les autres, avant d’être démenti. Eh oui! On raconte que ces bagnoles-là sont des commandes spéciales et elles répondent à un cahier des charges précis. Produites en quelques exemplaires, elles ne sont pas construites pour n’importe qui.

En effet, le but est de circuler dans une automobile sure et performante. Depuis son investiture en 2012, le patron de l’Elysée roule à bord d’une DS5 Hybrid 4. On raconte que c’est un mélange d’un coupé et d’une berline compacte, qui se démarque par une motorisation hybride (diesel/électrique) et représente le haut de gamme automobile à la française. Un véritable tank tout équipé. Le véhicule présidentiel de l’oncle Obama ne fait pas dans la demi-mesure.

En effet, sa Cadillac pèse 3 tonnes, sa carrosserie est d’une épaisseur de 20 cm, ses pneus sont increvables (kevlar renforcé), et elle dispose d’un système de vision nocturne. En Chine, le président a une limousine de 402 ch fabriquée par le groupe FAW (First Auto Works) et qui utilise un moteur V12. Au Royaume-Uni, on dispose d’une armure de sécurité à l’épreuve des bombes et même un apport d’oxygène autonome. Chez les Italiens, le point fort du véhicule présidentiel se trouve dans l’habitacle.

 

Camer.be

 
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