CAMEROUN 2.0 : Le retard au demarrage numérique persiste

Une jeunesse camerounaise de plus en plus connectée, de nombreux pays sont entrés dans l’ère du numérique avec de nouvelles pratiques et de nouvelles attentes, notamment vis-àvis des nouvelles créations d’emploi. Cette fois les jeunes veulent prendre le discours du Président à la jeunesse dans la force de son propos.

Plus question de laisser filer ses proposition à la sauvette sans aucune perspective de les transformer dans le réel. Mais il faudra que le Gouvernement, l’Etat en général s’habille déjà de vêtement neuf du numérique, que le Président de la République montre par l’exemple ce qu’il demande à voir partout se développer.

Que les sites internet du gouvernement développent des talents et des emplois du secteur numérique. On ne peut rien attendre que ceux qui n’ont pas les moyens importants pour compétir, apportent leur contribution à l’invention. On demande sur cette révolution au Gouvernement d’avoir les premiers gestes non pas le dernier mot. Il n’est de Ministère sans Cellule de Communication.

Mais ces cellules doivent-elles être des aubaines pour le recyclage ou le casage de journalistes chevronnés aux longues carrières parfois en perte de vitesse ou trop politisés pour s’occuper de l’invention du futur. N’est-ce pas là déjà une pépinière géante d’éclosion de talents qu’on recruterait pour leur capacité à dynamiser, à magnifier la gestion des ressources médiatiques et d’information au service de la marche des administrations et des services à offrir aux usagers et au citoyens tout simplement.

Combien de temps faut-il à l’Etat pour prendre la mesure de la gestion improductive de la locomotive nationale du numérique qu’est la société d’Etat Camtel ? Un bateau ivre qui navigue en permanence dans les creux des vagues puissantes manquant chaque fois de chavirer. Quand on sait que c’est de cet outil national que peut venir le salut de la révolution numérique on se demande de quel côté par quelle boule de cristal les discours vont produire la réalité. Chantier phare de la transformation de la politique des Grandes Réalisations.

La révolution digitale ne fait pas encore partie de la préoccupation gestionnaire des Grandes Administrations de l’Etat et le septennat avance vers son terme à grand pas. Il faut dire que la digitalisation de la société camerounaise va susciter de nouvelles habitudes: Mais rien ne peut se réaliser sans une impulsion sans un programme national avec des objectifs assignés avec un suivi d’exécution.

La révolution digitale est une opportunité pour la politique d’émergence économique du Cameroun car elle peut répondre à la double nécessité d’accélérer les échanges et les communications intra nationales et internationales, mais aussi d’interconnecter les populations rurales et éloignées des grands sites urbains aux réseaux de communication et d’échanges.

A objectifs constants, les projets digitaux comme la dématérialisation des formulaires administratifs, le contrôle des effectifs et surtout du pointage des temps d’exécution du travail des employés de l’Etat produiraient des gains inespérés dans les finances publiques. Les e-services doivent devenir la règle non pas l’exception pour quelques Administrations avant-gardistes. Ces services, gages d’une modernité et d’une réduction des fraudes, malfaçons et gestion arbitraires peinent à voir le jour; alors que là, quoiqu’il puisse en dire l’Etat se trouve en maçon au pied du mur, de son propre chantier de la révolution numérique. Ce qu’on lui demande, est désormais de prêcher par l’exemple de bon aloi.

Camer.be

 
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