BURKINA FASO :: Pour échapper à son extradition vers le Burkina : Blaise Compaoré veut devenir ivoirien

Réclamé par la Justice de son pays, l’ex-locataire du palais de Kosyam pourrait réussir à contourner la procédure judiciaire engagée contre lui. En effet, Blaise Compaoré veut avoir la nationalité ivoirienne pour échapper à son extradition.

L’information provient de « La lettre du continent ». Selon le journal panafricain, « En contact régulier avec Blaise Compaoré, l'avocat français et ancien bâtonnier Pierre-Olivier Sur a conseillé à l'ancien président burkinabè de prendre la nationalité ivoirienne après le mandat d'arrêt émis à l'encontre de ce dernier par Ouagadougou le 21 décembre ».

Cette information est controversée dans l’entourage du chef de l’Etat ivoirien. Selon certaines sources, cette procédure de naturalisation a déjà été enclenchée et est à une étape très avancée ; d’autant plus que Blaise Compaoré s’est marié à une ivoirienne, Chantal Compaoré. La Lettre du Continent prétend même que Blaise Compaoré serait déjà devenu Ivoirien.

"Aussitôt dit, aussitôt fait ! Cette procédure permet, en outre, à Alassane Ouattara d'afficher sa ferme volonté de ne jamais renvoyer le Beau Blaise dans son pays, la Côte d'Ivoire n'extradant pas ses ressortissants", poursuit le journal.

 

Interrogée par nos confrères de l’Inter, Masseré Touré, conseillère en Communication du président Ouattara, a affirmé que personnellement, elle n’est pas informée de la signature d’un quelconque décret de naturalisation attribuant la nationalité ivoirienne au président Compaoré, toutefois elle ne rejette pas cette éventualité.

« Je ne suis pas informée que le président Alassane Ouattara a signé un décret de naturalisation, attribuant la nationalité ivoirienne au président Compaoré. Mais ce que je sais, c'est que le président Compaoré a une épouse ivoirienne. Par conséquent, comme le prescrivent les lois portant sur la nationalité, il peut avoir la nationalité ivoirienne s'il en fait la demande et si les autorités ivoiriennes la lui accordent ».

Dans ce cas d’espèce, il est difficile d’envisager une telle procédure, car l’article 40 du code de nationalité apporte une limite à la naturalisation du Président Compaoré. En effet, l’article sus-cité stipule que « l'étranger qui a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion ou d'un arrêté d'assignation à résidence ne peut acquérir la nationalité ivoirienne de quelque manière que ce soit ou être réintégré, si cet arrêté n'a pas été rapporté dans les formes où il est intervenu ».

 

@Camer.be

 
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