Boko Haram annonce qu’il va « poursuivre ses activités »

Le groupe islamiste l'a affirmé vendredi dans une vidéo une semaine après la parution d'une autre vidéo montrant Abubakar Shekau affaibli, semblant annoncer que sa fin était proche

Le groupe islamiste Boko Haram a affirmé vendredi dans une vidéo avoir l'intention de "poursuivre (ses) activités" sous les ordres d'Abubakar Shekau, une semaine après la parution d'une autre vidéo montrant un chef affaibli semblant annoncer que sa fin était proche. Dans la vidéo précédente, de mauvaise qualité, postée sur le site Youtube jeudi dernier, Shekau, dont on distinguait vaguement les traits du visage émacié, affirmait, dans un débit relativement lent et sur un ton dénué du cynisme qui le caractérise d'habitude, que pour lui, "la fin (était) venue". La nouvelle vidéo, également postée sur Youtube et dont on ignore où et quand elle a été tournée, est de bien meilleure qualité. Le "califat" de l'organisation Etat Islamique (EI), auquel Boko Haram a prêté allégeance en mars 2015, est mentionné à plusieurs reprises ainsi que son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi.

"Nous allons poursuivre nos activités sous les ordres du représentant de la branche ouest-africaine (du califat) Sheikh Abubakar Shekau", affirme un homme dont le visage est entièrement recouvert d'un chèche noir, qui se tient debout devant des véhicules tout-terrain, dans un paysage désertique, flanqué de huit hommes armés en tenue militaire. "Il n'y a pas de trêve, il n'y a pas de négociations, on ne dépose pas les armes", insiste-t-il en haoussa, la langue la plus parlée dans le nord du Nigeria. Le message, long d'une douzaine de minutes, est sous-titré en arabe.

Le Nigeria a mené l'année dernière une offensive de grande envergure avec l'appui du Tchad, du Niger et du Cameroun voisins, qui a permis de reprendre la plupart des villes et villages du nord-est du pays qui étaient tombés aux mains de Boko Haram. Depuis, le groupe aurait de plus en plus de mal à s'approvisionner, même en carburant, et certains combattants affamés auraient fini par se rendre. Mais les attentats-suicides, qui demandent peu de moyens logistiques, se poursuivent. L'insurrection islamiste de Boko Haram, lancée en 2009 après l'exécution de son leader historique, Mohammed Yusuf, par les forces de l'ordre, a déjà fait environ 20.000 morts, selon une récente estimation. -->

"Nous allons poursuivre nos activités sous les ordres du représentant de la branche ouest-africaine (du califat) Sheikh Abubakar Shekau", affirme un homme dont le visage est entièrement recouvert d'un chèche noir, qui se tient debout devant des véhicules tout-terrain, dans un paysage désertique, flanqué de huit hommes armés en tenue militaire. "Il n'y a pas de trêve, il n'y a pas de négociations, on ne dépose pas les armes", insiste-t-il en haoussa, la langue la plus parlée dans le nord du Nigeria. Le message, long d'une douzaine de minutes, est sous-titré en arabe. Le Nigeria a mené l'année dernière une offensive de grande envergure avec l'appui du Tchad, du Niger et du Cameroun voisins, qui a permis de reprendre la plupart des villes et villages du nord-est du pays qui étaient tombés aux mains de Boko Haram. Depuis, le groupe aurait de plus en plus de mal à s'approvisionner, même en carburant, et certains combattants affamés auraient fini par se rendre. Mais les attentats-suicides, qui demandent peu de moyens logistiques, se poursuivent. L'insurrection islamiste de Boko Haram, lancée en 2009 après l'exécution de son leader historique, Mohammed Yusuf, par les forces de l'ordre, a déjà fait environ 20.000 morts, selon une récente estimation.

Source : © Journal du Cameroun

 
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