Agressions sexuelles en Centrafrique : l'ONU rapatrie 120 Casques bleus congolais

 

L'ONU annonce qu'elle va rappeler 120 Casques bleus congolais à la suite d'accusations de crimes sexuels commis à Bambari en République centrafricaine.

Sept nouveaux cas présumés d'abus sexuels de la part de Casques bleus, dont cinq concernent des mineures, ont été identifiés par la mission de l'ONU en Centrafrique, a annoncé jeudi la Minusca dans un communiqué reçu par l'AFP.

La Minusca "a identifié sept nouvelles présumées victimes d'exploitation et d'abus sexuels à Bambari", une ville du centre de la Centrafrique.

"Ces cas ont été portés à l'attention de la Minusca le 21 janvier 2016 par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch (...) afin que des soins médicaux et psycho-sociaux soient prodigués aux victimes et afin que la Mission endosse toute sa responsabilité pour ces présumés crimes", poursuit le communiqué.

Dès qu'elle a pris connaissance de ces allégations, la Minusca a dépêché à Bambari un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies (BSCI).

"L'évaluation initiale du BSCI a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures (...). Une adulte a été victime d'exploitation sexuelle. Le bureau n'a pas pu interroger la septième victime présumée, qui serait également mineure".

L'ONU a décidé du "rapatriement des 120 soldats congolais déployés à Bambari du 17 septembre au 14 décembre 2015". Ce rapatriement des soldats du Congo-Brazzaville ne sera cependant effectif qu'"après la conclusion de l'enquête", précise le communiqué.

Sur 69 cas d'abus sexuels présumés recensés l'an dernier par l'ONU au sein de ses missions de paix dans le monde, 22 cas concernaient la Minusca.

rtbf.be

 
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